Jean-Luc Mélenchon

Présidentielles 2027 · Candidature déclarée le 03/05/2026
La France Insoumise
propositions classifiées
896
Classification sur 28 axes depuis la page officielle capturée le 11/09/2026

Programme — Version capturée sur le site officiel de campagne · 11/09/2026

Positionnement politique

Le positionnement de Jean-Luc Mélenchon dans ce document est −48 sur l'échelle gauche-droite de PRISME (de −100 à +100), calculé sur 896 propositions classifiées.

GaucheGauche ↔ DroiteDroite
-48
Relations internationales3 axes
PacifismeMilitarismeMilitarisme
-1
Anti-impérialismeAnti-impérialismeImpérialisme
-7
FédéralisteIntégration européenneSouverainiste
-4
Démocratie3 axes
ParticipationDémocratieTechnocratie
-10
PragmatismeConstitutionnalismeConstitutionnalisme strict
-8
TransparenceTransparence politiqueOpacité
-11
Système politique2 axes
DécentraliséDécentralisationCentralisé
-5
Autorité faibleAutorité politiqueAutorité forte
-4
Économie8 axes
InterventionnismeIntervention économiqueLaissez-faire
-43
RéguléRégulation des marchésDérégulé
-31
NationalisationPropriété publiquePrivatisation
-15
État-providenceÉtat-providenceÉtat minimal
-22
Libre-échangeProtectionnismeProtectionnisme
-4
ProtectionDroits du travailFlexibilité
-12
TaxationIncitations entreprisesIncitations
-11
Post-croissanceCroissance économiquePro-croissance
-9
Société & culture8 axes
ÉcologieProtection environnementProductivisme
-19
InvestissementInvestissement éducationAustérité
-8
Investissement publicInvestissement cultureMarchandisation
-3
RedistributionÉgalitéMérite
-37
ProgressismeMoralité traditionnelleTradition
-3
RéhabilitationLoi & ordreRépression
-3
CosmopolitismeIdentité nationaleIdentitaire
-1
OuvertureMulticulturalismeAssimilation
-4

Mesures marquées

3 mesures du programme parmi les plus tranchées sur au moins un axe (écart d'au moins 30 points au centre), citées telles quelles depuis la page officielle. Le programme complet est classifié ci-dessous.

  • Collectiviser les biens communs fondamentaux

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  • la nouvelle France doit se fixer l'objectif de rompre avec le capitalisme

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  • Instaurer le Référendum d'initiative citoyenne (RIC), par lequel les citoyens qui réunissent suffisamment de signatures peuvent révoquer des élus, proposer ou abroger une loi et modifier la Constitution

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Déjà proposé : la filiation des propositions

177 des 891 propositions de ce programme ont un antécédent dans 10 éditions précédentes (1969 → 2022), chez 71 candidats. 74 de ces 449 liens renvoient à un autre programme du même candidat.

Méthode : chaque proposition est rapprochée des propositions des autres éditions par similarité de sens, puis un modèle compare les deux textes sans connaître leurs auteurs et retient « même mesure » ou « variante » (mêmes mesure, paramètres différents). Une idée seulement voisine n'est jamais affichée. Comment nous comparons les programmes

  • 177 propositions avec antécédent
  • 10 éditions précédentes
  • 71 candidats en amont
  1. Augmenter le nombre de places en faculté de médecine

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    même mesure Déjà proposé par Jean Lassalle (RES), présidentielles 2022

    Augmenter le nombre de places dans les Universités de médecine
  2. Rétablir la retraite à 60 ans après quarante années de cotisation

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    même mesure Déjà proposé par le même candidat, présidentielles 2017

    rétablirai le droit à la retraite à 60 ans avec 40 années de cotisations
  3. Interdire les parachutes dorés et les retraites chapeaux

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    même mesure Déjà proposé par Nicolas Sarkozy (Union pour un Mouvement Populaire), présidentielles 2012

    retraites chapeaux et parachutes dorés seront interdits

Le programme de Jean-Luc Mélenchon, tel que publié

896 propositions dans l'ordre du document, en 1 section. Texte extrait de la page officielle le 11/09/2026 ; la page d'origine fait foi. Page officielle ↗

Le positionnement de chaque proposition sur les 28 axes se consulte dans le détail classifié, plus bas.

  1. Réunir une Assemblée constituante pour passer à la 6e République
  2. Abolir la monarchie présidentielle
  3. Balayer l'oligarchie, abolir les privilèges de la caste
  4. Une République permettant l'intervention populaire
  5. Une République laïque
  6. La Révolution citoyenne dans les médias
  7. Collectiviser les biens communs fondamentaux
  8. Mettre fin au pillage économique de la Nation
  9. Reconnaître la citoyenneté dans l'entreprise et des droits nouveaux aux salariés
  10. Une République affirmant le rôle central des communes
  11. Sortir de l'état d'urgence permanent
  12. Refonder une police républicaine
  13. Éradiquer l'illettrisme et développer l'alphabétisation
  14. Faire le service public de la petite enfance
  15. Reconstruire une école globale pour l'égalité et l'émancipation
  16. Qualifier tout le monde
  17. Être une grande nation scientifique
  18. Refonder l'enseignement supérieur
  19. Créer une conscription pour le secours collectif
  20. Mettre au pas la finance
  21. Pour des banques au service de l'intérêt général
  22. Définanciariser l'économie réelle
  23. Refuser le chantage : annuler la dette publique
  24. Faire la révolution fiscale
  25. L'égalité des populations par la démocratie et les services publics
  26. En finir avec l'abandon des Outre-mer
  27. Faire la société de l'entraide : généraliser l'économie sociale, solidaire et coopérative
  28. Éradiquer la pauvreté
  29. Garantir le droit au logement
  30. La justice au nom du peuple
  31. Une politique de justice efficace
  32. Une police de proximité au service de la sûreté des citoyens
  33. Protéger les enfants
  34. Établir la garantie d'emploi
  35. Réduire le temps de travail et faire naître une société du temps choisi
  36. Un emploi stable pour chacun
  37. Augmenter les salaires et réduire les inégalités salariales dans l'entreprise
  38. Rétablir une assurance-chômage protectrice
  39. Une sécurité sociale professionnelle
  40. En finir avec la souffrance au travail
  41. Affirmer le caractère d'intérêt général de la révolution numérique
  42. Agir pour le respect du droit international contre les guerres
  43. Garantir la souveraineté numérique de la France
  44. Refuser le libre-échange, instaurer un protectionnisme écologique et la coopération économique
  45. substituer à la dictature des actionnaires un outil d'intérêt plus collectif pour guider l'économie : la planification écologique
  46. la nouvelle France doit se fixer l'objectif de rompre avec le capitalisme
  47. la rénovation des logements passoires
  48. la conversion de notre agriculture
  49. l'éradication de la pauvreté
  50. la gratuité de la cantine scolaire
  51. la gestion commune de l'eau et de son assainissement
  52. une révolution fiscale pour répartir l'effort entre tous selon les revenus
  53. faire enfin payer aux ultra riches une juste contribution
  54. relever l'hôpital, l'école
  55. Faire peuple doivent vraiment garantir à chaque personne l'égalité d'accès aux droits et aux réseaux essentiels à la vie moderne. Et cela quel que soit son statut, ses revenus, son patrimoine, son lieu d'habitation.
  56. Il faut remettre en harmonie les cycles de notre production, de notre consommation et de nos échanges avec les grands cycles écosystémiques. Découle de ce but la règle verte.
  57. L'instauration d'un protectionnisme solidaire protègera l'industrie d'une concurrence déloyale ou fondée sur le non-respect des droits humains ou l'extractivisme forcené.
  58. La relance de l'activité par la consommation populaire et l'investissement public entraînera les entreprises par leurs carnets de commandes.
  59. Notre indépendance doit être un objectif de la politique économique. Ce que nous pouvons, nous devons le produire nous-même.
  60. La réindustrialisation n'est pas un objectif général en soi : c'est un moyen pour construire une économie au service des besoins qu'il faut nommer et dont il faut planifier la satisfaction.
  61. La convocation d'une assemblée constituante pour passer à la 6e République est une manière pour elle de se refonder et de faire peuple.
  62. Elle se dotera des institutions adaptées à ses défis et non taillées pour ceux d'il y a trois générations.
  63. Elle se reconnaitra des droits communs au premier rang desquels celui d'avoir toujours des moyens d'intervenir dans les institutions : référendum d'initiative citoyenne et référendum révocatoire.
  64. La nouvelle Constitution sera l'occasion de graver dans le marbre la liberté de chacun pour choisir entièrement sa vie : droit à l'avortement, liberté de genre et droit à mourir dans la dignité.
  65. Convoquer un référendum (article 11) pour engager le processus constituant et décider des modalités de composition de l'Assemblée constituante : mode de scrutin, parité, tirage au sort et incompatibilités ; et des modalités de délibération : comités constituants et participation citoyenne
  66. Aucun parlementaire des anciennes assemblées ne pourra siéger dans cette Assemblée constituante ; les délégués à l'Assemblée constituante ne pourront être candidats aux élections suivant l'entrée en vigueur de la Constitution
  67. Le projet de Constitution proposé par l'Assemblée constituante sera soumis à référendum après deux ans de travaux. En cas de vote négatif, la Constituante reprendrait ses travaux
  68. Élire l'Assemblée nationale au scrutin proportionnel
  69. Obliger le gouvernement à rendre réellement des comptes devant le Parlement
  70. Abolir les procédures de « votes forcés » du Parlement comme l'article 49.3 de la Constitution de la Ve République
  71. Passer à une 6e République qui soit un régime parlementaire stable
  72. Réformer le financement de la vie politique et abaisser à 200 euros le plafond des dons individuels aux partis politiques
  73. Interdire la sous-traitance et la surfacturation de la mise en oeuvre et de l'évaluation des politiques publiques à des cabinets de conseils privés
  74. Abolir la réforme Macron du corps préfectoral et diplomatique
  75. Combattre l'influence des lobbys dans le débat parlementaire, notamment en imposant la transparence des agendas des membres des bureaux des Parlements et du gouvernement, interdire l'entrée du Parlement aux lobbyistes et leurs cadeaux aux parlementaires, aux membres du gouvernement et à leurs cabinets
  76. Rendre inéligible toute personne condamnée pour corruption et mettre un place un plan national de lutte contre la corruption et les délits de probité
  77. Durcir les règles contre les conflits d'intérêts et interdire le pantouflage : tout haut fonctionnaire souhaitant travailler dans le privé devra démissionner de la fonction publique et rembourser le prix de sa formation s'il n'a pas servi au moins dix ans
  78. Allonger à dix ans les périodes d'interdiction d'exercice d'une fonction privée après avoir exercé une activité dans la fonction publique relative au même secteur
  79. Garantir des recrutements qui reflètent la diversité sociale dans les concours de la fonction publique
  80. Supprimer le monopole du déclenchement de poursuites judiciaires par la seule administration fiscale pour toutes les affaires en cas de fraude, quelle qu'elle soit : la justice doit pouvoir enquêter librement, même contre l'avis du ministre
  81. Mettre fin au monopole de la parole des patrons par le Medef
  82. Fonder la représentativité des organisations patronales sur la base d'élections des chefs d'entreprise, comme c'est le cas pour les syndicats de salariés
  83. Organiser l'élection des administrateurs de la Sécurité sociale par les assurés eux-mêmes et leur donner le pouvoir de lever les cotisations
  84. Instaurer le Référendum d'initiative citoyenne (RIC), par lequel les citoyens qui réunissent suffisamment de signatures peuvent révoquer des élus, proposer ou abroger une loi et modifier la Constitution
  85. Donner le droit de vote à 16 ans
  86. Reconnaître le vote blanc, mettre en place le vote obligatoire et instaurer un seuil de votes exprimés pour valider une élection
  87. Instaurer une procédure de parrainages citoyens pour l'élection présidentielle en alternative aux 500 parrainages d'élus
  88. Interdire la sous-traitance des opérations de propagande électorale à des entreprises privées
  89. Présenter systématiquement au bureau de l'Assemblée nationale
  90. Rendre obligatoire le recours au référendum en cas de modification de la Constitution ou d'adoption d'un nouveau traité européen
  91. Affirmer les trois échelons d'organisation décentralisée (communes, départements, régions) pour mettre fin à la superposition d'échelons technocratiques (métropoles, intercommunalités géantes…) qui éloigne les citoyens des prises de décision
  92. Rendre aux communes leur liberté de coopération
  93. Organiser une conférence sur l'avenir institutionnel des territoires insulaires et éloignés
  94. Donner à la Corse le statut garanti par l'article 74 de la Constitution
  95. Rendre effectif le principe du non-cumul des mandats et des indemnités, y compris dans le temps
  96. Instaurer un congé parental pour les élus en donnant la possibilité d'être remplacés pendant cette période
  97. Organiser la sortie du mandat : garantir un droit à la formation professionnelle pour les élus
  98. Faire voter une loi d'amnistie pour les syndicalistes, les Gilets jaunes, les militants pour la paix, les écologistes, les associatifs et les militants des différents mouvements sociaux dans les Outre-mer, condamnés pour leur participation à la vie publique
  99. Abroger le concordat d'Alsace-Moselle et les divers statuts spécifiques en vigueur dans les Outre-mer
  100. Interdire aux élus locaux, parlementaires, ministres et préfets d'assister à des cérémonies religieuses au titre de leurs fonctions ou de recevoir des titres religieux, refuser l'attribution du titre de chanoine de Latran au président de la République
  101. Combattre tous les communautarismes et l'usage politique des religions
  102. Refuser les financements publics pour la construction d'édifices religieux, d'activités cultuelles et d'établissements confessionnels
  103. Garantir l'accès à une école publique laïque dans chaque commune du pays
  104. Rétablir et augmenter les moyens et l'autonomie de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes)
  105. Garantir l'indépendance, le pluralisme et le financement de l'audiovisuel public en instaurant une contribution audiovisuelle dédiée, universelle et progressive
  106. Adopter une loi anti-concentration dans les médias et engager leur démocratisation
  107. Élargir les règles anti-concentration sans tenir compte du support (quotidiens, hebdomadaires, édition)
  108. Établir des règles anti-concentrations horizontales (détenir à la fois des entreprises de presse, télévision, radio, etc.) ainsi qu'entre filières des médias et d'autres industries culturelles comme l'édition
  109. Empêcher le même groupe de posséder à la fois les infrastructures (les réseaux, les box) et la production des contenus (chaînes, programmes, droits sportifs), ce qui crée de fait des situations de monopole
  110. Transformer le « Conseil de déontologie des médias » créé en 2019 en véritable contre-pouvoir citoyen
  111. Protéger le secteur des intérêts financiers et politiques en dotant les rédactions d'un statut juridique, en introduisant une charte déontologique dans la convention collective
  112. Instaurer une neutralité des plateformes pour empêcher les espaces numériques qui servent à transmettre des informations d'être des instruments d'influence au service des convictions personnelles de leurs dirigeants
  113. Donner aux abonnés des journaux et aux usagers de l'audiovisuel public des droits sur la gouvernance de ces médias
  114. Réserver les aides publiques à la presse aux seuls médias d'information, mutualiser les outils de distribution (imprimeries, serveurs, distribution)
  115. Élire au Parlement les présidents de France Télévisions et de Radio France
  116. Favoriser les coopératives de journalistes, travailleurs des médias
  117. Protéger les journalistes couvrant les manifestations contre les violences, pour leur permettre d'exercer leur droit d'informer
  118. Appliquer la loi visant à plus de transparence dans les sondages politiques adoptée à l'unanimité au Sénat en 2011 et interdire les sondages dans les jours précédant les élections comme c'était le cas jusqu'en 2002
  119. attribuer des fréquences aux médias locaux et associatifs
  120. Renforcer la liberté des journalistes en luttant contre les « procédures bâillons », empêcher les procédures relatives à la liberté de la presse d'être jugées devant des tribunaux de commerce
  121. Décréter un moratoire sur les partenariats publics-privés (PPP), auditer ceux en cours et abroger les dispositions législatives les permettant
  122. Poursuivre les atteintes au patrimoine industriel français faisant partie des « intérêts fondamentaux de la Nation », comme le prévoit le Code pénal
  123. Constituer des pôles publics dans les secteurs stratégiques : médicaments, transports et mobilité, banque, énergie, armement
  124. Établir par référendum la liste des biens communs et services essentiels et les collectiviser
  125. Créer un défenseur des biens communs chargé de produire et publier un rapport annuel
  126. Empêcher le droit de propriété privée de prévaloir sur la protection de l'eau, de l'air, de l'alimentation, du vivant, de la forêt, de la santé et de l'énergie
  127. Garantir un accès respectueux à la nature pour toutes et tous en rétablissant l'accès aux sentiers balisés, y compris s'ils sont sur une propriété privée, grâce à la mise en place de servitudes de passage encadrées
  128. Revenir sur les privatisations (aéroports, autoroutes, Française des Jeux, etc.)
  129. Rendre effectif le droit de réquisition des usines et entreprises d'intérêt général par l'État
  130. Redonner aux communes le rôle de cellule de base de la démocratie locale, permettre leur libre association
  131. Supprimer les mégarégions et les métropoles technocratiques, et revenir sur l'obligation d'appartenance des communes à des intercommunalités en abrogeant la loi portant sur la Nouvelle Organisation territoriale de la République (NOTRe)
  132. Rééquilibrer la dotation globale de fonctionnement versée aux communes pour lutter contre les inégalités territoriales et l'indexer sur l'inflation
  133. Refuser les fusions forcées de communes
  134. Augmenter l'enveloppe budgétaire des communes rurales par la création d'un fonds de soutien communal notamment pour recruter et revaloriser les agents
  135. Revaloriser et rééquilibrer les indemnités des élus en fonction non pas du nombre d'habitants de la commune mais du temps de travail nécessaire pour faire fonctionner la commune
  136. Valoriser les emplois de secrétaires de mairies en favorisant le recrutement à temps complet et en développant des formations adaptées
  137. Instaurer le scrutin de liste dans toutes les communes et imposer la parité dans le binôme maire - premier adjoint
  138. Réformer le mode de désignation des conseils communautaires afin de renforcer la parité au sein de leur exécutif
  139. Créer un droit de préemption pour permettre aux salariés de reprendre leur entreprise sous la forme d'une coopérative
  140. Accorder aux comités d'entreprise un droit de veto suspensif sur les plans de licenciements et de nouveaux droits de contrôle sur les finances de leur entreprise
  141. Donner plus de pouvoir aux salariés lors des procédures de redressement et de liquidation d'entreprise et instaurer le droit à un vote de défiance à l'égard des dirigeants d'entreprise ou des projets stratégiques
  142. Augmenter la représentation des salariés dans les instances de décision des grandes entreprises à au moins un tiers et inclure d'autres parties prenantes comme les associations environnementales ou de consommateurs
  143. Garantir les droits des représentants des personnels et des délégués syndicaux contre les licenciements abusifs des salariés protégés
  144. Refuser la gestation pour autrui (GPA), faire prévaloir l'intérêt supérieur de l'enfant comme principe premier, en toutes circonstances
  145. Accroître les moyens dédiés à l'assistance médicale à la procréation (PMA) pour réduire les délais et ouvrir des centres dédiés en nombre suffisant, harmoniser les pratiques à l'échelle nationale pour la rendre réellement accessible aux personnes trans, assurer l'égalité des populations et améliorer les parcours de dons
  146. Mettre en oeuvre un plan d'éradication des violences à l'encontre des personnes LGBTI
  147. Faire appliquer l'interdiction des thérapies de conversion en ciblant les acteurs qui en font la promotion
  148. Constitutionnaliser la non-marchandisation du corps humain et le droit fondamental de disposer de soi en toutes circonstances
  149. Ajouter le droit de mourir dans la dignité (y compris avec assistance) et l'accès garanti à des soins palliatifs dans la Constitution
  150. Créer une nouvelle forme d'adoption sociale, ouvrant un « partenariat social »
  151. Soutenir l'inclusion du droit à l'IVG et à la contraception, et leur accès gratuit pour toutes les femmes, dans la Charte européenne des droits fondamentaux
  152. Déjudiciariser le changement de sexe à l'état civil en le rendant libre et gratuit devant un officier d'état civil ; pour les mineurs, permettre cette modification avec l'accord d'un des parents, en considérant qu'il s'agit d'une démarche courante comme le renouvellement de la carte d'identité
  153. Établir la filiation par reconnaissance comme principe
  154. Élaborer une nouvelle stratégie antiterroriste
  155. Faciliter les poursuites contre les entreprises ou associations en cas d'activités illicites ou de fraude fiscale permettant le financement du terrorisme, instaurer comme peine principale la déchéance des droits civiques des personnes physiques qui y participent, et réquisitionner les entreprises qui collaborent avec les agresseurs
  156. Renforcer les moyens humains du renseignement en revenant sur la fusion de la direction de la surveillance du territoire (DST) et des renseignements généraux (RG) et privilégier l'infiltration humaine plutôt que le mirage du tout-technologique
  157. Procéder à l'évaluation des résultats des lois déjà adoptées
  158. Lutter contre l'embrigadement et soutenir les programmes de prise en charge des personnes suspectées
  159. Revenir sur toutes les dispositions liberticides qui ont instauré un état d'urgence permanent
  160. Garantir le contrôle par le juge judiciaire des opérations de lutte contre le terrorisme
  161. Abroger la loi Cazeneuve sur le refus d'obtempérer, dite « permis de tuer »
  162. Créer une commission « Vérité et Justice » sur les violences policières ayant entraîné la mort ou la mutilation de citoyens pour en établir toutes les responsabilités
  163. Supprimer l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) et l'Inspection générale de la Gendarmerie nationale (IGGN) et les remplacer par une autorité indépendante incluant des magistrats, des universitaires, des citoyens, rattachée au Défenseur des droits, remplaçant le service actuel, et lui octroyant une capacité de sanctions disciplinaires propre sur les agents fautifs
  164. Intégrer au service public certaines fonctions de sécurité aujourd'hui privées, comme le gardiennage des services publics
  165. Porter à deux ans la formation des élèves gardiens de la paix, réviser son contenu, et réouvrir des écoles nationales pour les activités de police
  166. Abroger les lois sécuritaires inefficaces et renforcer les logiques de prévention, notamment les moyens humains de la prévention spécialisée dans les départements
  167. Interdire les tasers, les grenades de désencerclement, les « lanceurs de balles de défense 40 » (Flash-Ball) pour favoriser une stratégie de maintien de l'ordre basée sur la désescalade
  168. Interdire les techniques d'immobilisation létales : le plaquage ventral, le pliage ventral et la clé d'étranglement
  169. Interdire la technique de la « nasse » (ou « encerclement ») en manifestation, sauf en cas de mise en danger pour les personnes
  170. Donner plus de moyens au Défenseur des droits
  171. Rétablir le code de déontologie de la police de 1986
  172. Renforcer les moyens humains de la plateforme PHAROS en charge de la prévention et de la surveillance des violences sur Internet
  173. Créer un service public de la petite enfance et ouvrir 500 000 places en crèche et modes de garde adaptés sur cinq ans
  174. Planifier la création de crèches (publiques et d'entreprises publiques) et de jardins d'enfants à effectifs réduits et garantissant un accès à un espace extérieur contenant une vraie végétation
  175. Geler les ouvertures de places du secteur privé lucratif et réorienter les financements vers l'ouverture de places dans le public
  176. Viser un droit opposable à l'accueil des jeunes enfants pour les familles
  177. Augmenter les moyens humains et matériels pour améliorer les conditions de travail et d'accueil dans les structures existantes
  178. Améliorer la formation des professionnelles et mieux reconnaitre leurs métiers
  179. Garantir la gratuité des crèches publiques
  180. Éradiquer l'illettrisme pour les jeunes sortis du système scolaire et les adultes à l'horizon 2027
  181. Développer les structures d'alphabétisation et les cours de langue française pour les personnes non francophones
  182. Financer des programmes associatifs d'accompagnement
  183. Repérer les personnes en situation d'illettrisme par des actions nationales et annuelles, et leur proposer une remise à niveau gratuite
  184. Assurer la gratuité réelle de l'éducation publique, y compris les cantines, le transport et les activités périscolaires, fournir gratuitement aux élèves les manuels scolaires, ainsi que des fournitures sans marque, pour assurer une réelle égalité des conditions entre élèves sur tout le territoire et lutter contre l'intrusion marchande à l'école
  185. Mettre en place une véritable politique d'éducation prioritaire en refondant la carte du réseau d'éducation prioritaire (REP) en fonction des besoins sociaux
  186. Réduire partout les effectifs par classe pour faire mieux que la moyenne en Europe, qui est actuellement à 19 élèves par classe, en priorisant les maternelles et les classes des actuelles REP
  187. Renforcer les dispositifs de rattrapage scolaire
  188. Instaurer une nouvelle carte scolaire mettant fin à la ségrégation scolaire
  189. Étendre la scolarité obligatoire à 18 ans, en proposant, si
  190. Créer des écoles professionnelles de l'enseignement, renforcer la formation initiale et continue des personnels, en intégrant notamment une solide formation à la sociologie de l'éducation, à la pédagogie, à la psychologie de l'enfant et de l'adolescent, et à la lutte contre les discriminations ; soutenir la recherche en éducation et développer des partenariats entre l'Éducation nationale et les mouvements pédagogiques agréés
  191. Renforcer partout les effectifs de la vie scolaire (assistants d'éducation, assistants pédagogiques)
  192. Reconnaître le travail et l'engagement des personnels en mettant fin aux dispositifs d'évaluation et de contrôle
  193. Garantir une autonomie à partir de 16 ans permanent ainsi qu'en réaffirmant la liberté pédagogique
  194. Garantir la variété des langues vivantes enseignées et leur apprentissage dès le CP
  195. Augmenter le nombre de classes pour les élèves primo-arrivants
  196. Suspendre l'expérimentation de l'uniforme
  197. Abroger le « Choc des savoirs » qui renforce la ségrégation scolaire et sociale
  198. Garantir le droit de chaque élève à progresser au sein d'une même classe de niveau hétérogène tout au long de sa scolarité dans l'enseignement secondaire en mettant fin aux groupes de niveaux au collège
  199. Refuser de conditionner l'entrée du lycée à l'obtention du Diplôme national du Brevet (DNB) et supprimer les classes préparatoires à la seconde
  200. Mettre en œuvre un plan de construction d'établissements publics dans les déserts d'écoles publiques afin de garantir la liberté d'enseignement
  201. Rattraper le gel du point d'indice depuis 2010 et revaloriser les grilles salariales en engageant une négociation avec les organisations syndicales et mettre fin au Pacte enseignant
  202. Adopter un plan pluriannuel de recrutement pour l'ensemble des concours, avec un dispositif de prérecrutement au métier d'enseignant favorisant l'accès des jeunes de tous les milieux sociaux
  203. Créer un véritable service public d'accompagnement du handicap, avec un nouveau corps de personnels fonctionnaires et mettre fin à la mutualisation des accompagnants d'élèves en situation de handicap
  204. Mettre en place une aide administrative et éducative aux directeurs d'école et améliorer le mode de décharge d'enseignement pour tous les directeurs d'écoles maternelle et élémentaire
  205. Associer aux décisions des établissements les personnels, les parents et les élèves
  206. Renforcer la médecine scolaire en garantissant le nombre de personnels par établissement
  207. Labelliser les intervenants extérieurs au sein des établissements scolaires afin de s'assurer de la qualité des interventions et supprimer l'ensemble des partenariats entre l'Éducation nationale et le Medef et les fondations « philanthropiques » des entreprises du CAC 40
  208. Rétablir le diplôme national du baccalauréat, abroger les contre réformes du lycée, de la voie professionnelle et du collège
  209. Abolir les privilèges de l'enseignement privé et abroger la loi Carle
  210. Appliquer un malus au financement public des établissements privés sous contrat contribuant à la ségrégation socio-scolaire, introduire un mécanisme de pénalité financière des établissements privés sous contrat pratiquant l'éviction des élèves les plus en difficultés, interdire les subventions facultatives des collectivités territoriales aux établissements privés sous contrat
  211. Intégrer l'enjeu écologique dans les programmes de la maternelle au lycée et introduire de nouveaux enseignements pratiques
  212. Porter l'alimentation dans les cantines scolaires à 100 % biologique et locale, réduire la part des protéines carnées au profit des protéines végétales et imposer une option végétarienne quotidienne
  213. Construire de nouveaux établissements à taille humaine et rénover le bâti existant afin de prendre en compte les enjeux sanitaires et environnementaux (désamiantage notamment)
  214. Créer des centres polytechniques professionnels
  215. Étendre le droit de réunion et d'association pour les lycéennes et lycéens
  216. Renforcer l'éducation à l'égalité, contre le sexisme et les discriminations, dans les programmes scolaires
  217. Fournir les moyens réels pour assurer à tous les élèves en collège et lycée les trois séances annuelles d'éducation à la vie affective et sexuelle prévues par la loi ; ces séances incluront les problématiques liées au consentement, à l'orientation sexuelle, à l'identité de genre et à la lutte contre les LGBTIphobies
  218. Formuler un projet « d'école globale » : rendre cohérent scolaire et périscolaire
  219. Supprimer la participation sur le temps scolaire des élèves de seconde et de première CAP à un séjour de cohésion du Service National Universel (SNU)
  220. Rétablir l'encadrement de la création de centres de formation des apprentis (CFA) sous l'autorité des régions
  221. Interdire les diplômes privés professionnels
  222. Rétablir le baccalauréat professionnel en quatre ans, abroger les contre-réformes du lycée professionnel en renforçant notamment les enseignements généraux et en supprimant les nouvelles périodes de stage
  223. Protéger les cursus courts dans l'enseignement supérieur et encourager la poursuite d'études après un bac professionnel ou technologique (BTS, DUT, licences professionnelles…)
  224. Structurer les filières professionnelles qui répondent aux besoins en main-d'œuvre de la bifurcation écologique
  225. Redonner et développer les moyens humains et financiers de formation aux lycées agricoles publics
  226. Permettre l'accès et la gratuité des places d'internat aux étudiants et apprentis mineurs sous condition de ressources et pour les plus éloignés des lieux d'apprentissage
  227. Augmenter le nombre de classes et de lycées professionnels et agricoles publics
  228. Réinstaurer un service public national de l'orientation
  229. Réserver la taxe d'apprentissage aux établissements publics
  230. Rehausser le niveau d'investissement public dans la recherche
  231. Bâtir un statut protecteur pour les jeunes chercheurs
  232. Développer des universités plus ouvertes sur la société avec des services dédiés chargés d'organiser le lien entre les chercheurs et la population, dans un esprit de diffusion des savoirs et de réflexion citoyenne sur leur usage
  233. Instaurer la gratuité de l'enseignement supérieur, de la licence au doctorat, quelle que soit la nationalité des étudiants
  234. Supprimer la contribution à la vie étudiante et de campus (CVEC)
  235. Mettre fin à la précarité des contractuels et jeunes chercheurs par la titularisation des personnels effectuant des missions pérennes et en abrogeant la loi de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030
  236. Redonner à l'enseignement supérieur et à la recherche les moyens nécessaires en les fondant sur des financements pérennes et en augmentant le budget des universités et des centres de recherche : planifier les créations d'emplois et la construction de nouveaux établissements à partir d'une cartographie des besoins
  237. Renforcer les grands instituts publics de recherche (CNRS, Inserm, Inrae, etc.), garants des recherches d'intérêt général et supprimer l'Agence nationale de la recherche
  238. Supprimer le Crédit impôt recherche au profit du financement des universités et instituts de recherche et mettre en place des plans nationaux de recherche
  239. Garantir un financement public des instituts de recherche impliqués dans la bifurcation écologique, afin de libérer cette recherche du poids des lobbies
  240. Participer à l'émergence de revues scientifiques francophones en accès libre
  241. Supprimer le Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur, refonder une vraie démocratie universitaire et confier l'évaluation par les pairs aux instances nationales et locales élues
  242. Promouvoir une charte éthique internationale de l'usage des technosciences
  243. Garantir à tous les bacheliers l'accès sans sélection à la formation de leur choix en démantelant le système Parcoursup et restaurer le droit à la poursuite d'études en Master
  244. Abroger l'augmentation des frais d'inscription décidée par Macron pour les étudiants étrangers
  245. Créer un service public de la publication scientifique pour permettre aux citoyens et universités d'accéder gratuitement aux articles des chercheurs sans enrichir les revues et bases de données privées
  246. Interdire le caractère lucratif des écoles privées de l'enseignement supérieur (actionnariat, cotation en bourse)
  247. Lancer un grand plan pour l'immobilier universitaire, incluant la construction et la rénovation de laboratoires, d'amphithéâtres et lieux de vie sociale, citoyenne et étudiante
  248. Construire 15 000 logements supplémentaires par an, rénover et remettre aux normes de sécurité et environnementales les logements existants
  249. Abroger les lois relatives aux libertés et responsabilités des universités (LRU) et Fioraso et réaffirmer le caractère national du service public de l'enseignement supérieur (cadre national des diplômes, statut des établissements et des personnels, etc.)
  250. Augmenter drastiquement le nombre de psychologues au sein des universités et renforcer les services de santé pour assurer un accès gratuit aux soins (dentaires, gynécologiques, etc.) à l'ensemble des étudiants
  251. Renforcer le contrôle pédagogique de toutes les formations privées par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche
  252. Intégrer dans cette conscription un bilan de santé et une évaluation des capacités d'écriture, lecture et calcul, avec mise à niveau si nécessaire. Elle comprendra aussi une formation gratuite à la conduite et le passage de l'examen du permis de conduire
  253. Abroger le SNU et faire la lumière sur les dérives sexistes, racistes et violentes qui s'y sont produites
  254. Créer une garde nationale sous commandement civil, composée de la réserve de sécurité nationale, de la réserve de sécurité civile, de la réserve citoyenne et des jeunes en service citoyen obligatoire ayant souhaité intégrer l'une de ces réserves
  255. Mettre en place une conscription citoyenne de neuf mois, pour les femmes et les hommes de moins de 25 ans, rémunérée au SMIC - revalorisé - ; elle comprend une formation militaire initiale (avec droit d'objection de conscience) et des tâches d'utilité publique (secours aux personnes, sécurité civile, protection et réparation de l'environnement, appui à des associations labellisées d'intérêt général, appui à la population en cas de crise sanitaire)
  256. Réaliser un audit du coût économique, social et écologique des banques et de la finance sur la société
  257. Créer des banques de désinvestissement afin de regrouper les actifs écologiquement nocifs et absorber les pertes économiques liées à l'arrêt des activités polluantes
  258. Dépolluer les flux financiers, en pénalisant la détention et l'usage d'actifs financiers nocifs climatiquement et écologiquement et en renchérissant le crédit pour les entreprises dont la comptabilité carbone n'est pas en conformité avec l'Accord de Paris
  259. Créer une caisse de péréquation interentreprises financée grâce à un barème progressif pour mutualiser la contribution sociale entre petites et grandes entreprises
  260. Instaurer une taxe réelle sur les transactions financières
  261. Séparer les banques d'affaires et de détail
  262. Contrôler les mouvements de capitaux
  263. Identifier et interdire les produits dérivés de la finance toxiques et inutiles, limiter les effets de levier et les rendements actionnariaux exorbitants, taxer les rachats d'action
  264. Limiter les LBO (rachat d'une entreprise par une société qui recourt à l'emprunt) aux seules procédures de reprise des entreprises par les salariés
  265. Établir de nouveaux indicateurs de progrès humain pour mettre l'économie au service des objectifs et des critères de bien-vivre (santé, éducation, etc.)
  266. Créer un pôle public bancaire et socialiser certaines banques de détail (une fois les activités d'affaires des banques séparées des activités de détail) et les intégrer au pôle public bancaire, en vue de financer les très petites entreprises (TPE) sur des critères sociaux et écologiques et d'alimenter le budget public
  267. Moduler l'impôt sur les sociétés selon l'usage des bénéfices pour encourager l'investissement en France et pénaliser le versement de dividendes
  268. Interdire aux entreprises de distribuer un montant de dividendes supérieur à leurs bénéfices
  269. Mettre fin à la cotation continue des entreprises en Bourse
  270. Moduler les droits de vote des actionnaires selon la durée d'engagement dans l'entreprise
  271. Interdire les licenciements boursiers et économiques par les entreprises qui versent des dividendes ou bénéficient des aides de l'État
  272. Exiger de l'Union européenne que la Banque centrale européenne (BCE) transforme la part de dette des États qu'elle possède en dettes perpétuelles à taux nul
  273. Faire racheter par la BCE la dette publique qui circule sur les marchés financiers sans passer par les banques privées et mettre en place une autorisation de découvert des États auprès de la BCE, afin de sortir le financement de l'État de la main des marchés financiers
  274. Rendre l'impôt sur le revenu plus progressif avec un barème à 14 tranches contre 5 aujourd'hui
  275. Refonder l'impôt sur les sociétés pour établir l'égalité devant l'impôt entre PME et grands groupes, instaurer un barème
  276. Réinstaurer un circuit du Trésor pour sortir la dette publique de la main des marchés financiers en rendant obligatoire la détention d'une part minimum de leurs fonds propres en bons du trésor par les établissements bancaires exerçant en France
  277. Rétablir et renforcer l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), incluant un volet climatique visant à taxer les gros pollueurs
  278. Introduire une garantie d'impôt de 2 % sur le patrimoine des milliardaires, dite taxe Zucman
  279. Réaliser un audit citoyen de la dette publique pour déterminer la part illégitime et préparer un réaménagement négocié de la dette publique
  280. Supprimer la flat tax et imposer les revenus du capital comme ceux du travail
  281. Mettre fin à l'émission de titres de dette souveraine indexées sur l'inflation (OATi) qui ne servent qu'à enrichir les créanciers de l'État et pèsent sur nos comptes publics
  282. Rendre la CSG progressive avec 14 tranches
  283. Retirer la dette Covid des comptes de la Sécurité sociale, réformer la Caisse d'amortissement de la dette sociale, qui prive la Sécurité sociale de 18 milliards d'euros par an
  284. Mettre en place une caisse de défaisance pour reprendre les dettes privées asphyxiantes des TPE/PME contractées pendant la pandémie et les dettes agricoles des convertis au 100 % bio
  285. Augmenter les droits de succession sur les plus hauts patrimoines en comptabilisant l'ensemble des dons et héritages reçus tout au long de la vie et créer un héritage maximal de 12 millions d'euros
  286. Réduire la TVA sur les produits de première nécessité et réinstaurer une « TVA grand luxe » pour la financer
  287. Évaluer chacune des niches fiscales et supprimer les niches injustes, inefficaces socialement ou nuisibles écologiquement ; pour les niches restantes, transformer les « réductions d'impôts » en « crédits d'impôts » afin que chacun puisse bénéficier de ces incitations financières à égalité, quels que soient ses revenus
  288. Instaurer un impôt universel sur les entreprises (basant leur taxation sur l'activité effectivement réalisée en France) et sur les revenus des particuliers pour lutter contre l'évasion fiscale
  289. Rétablir l'exit tax supprimée par Emmanuel Macron
  290. Établir une taxe permanente sur les superprofits étendue à l'ensemble des secteurs d'activité, pas uniquement au secteur énergétique
  291. Refonder la taxe foncière pour la rendre progressive et que chacun paie à hauteur de son patrimoine total réel
  292. Mettre fin au quotient conjugal, système patriarcal favorisant les inégalités salariales entre les femmes et les hommes, remplacer l'injuste quotient familial fiscal actuel par un crédit d'impôt par enfant que pourraient toucher toutes les familles
  293. Faire de la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales une priorité : tous les moyens humains et financiers nécessaires doivent être débloqués et la France prendra des décisions unilatérales en cas de blocage des négociations européennes ou internationales
  294. Mettre fin à la convention judiciaire d'intérêt public qui permet aux entreprises de négocier leur sanction financière en cas de fraude fiscale
  295. Augmenter les poursuites judiciaires et durcir les sanctions à l'encontre des criminels en col blanc, reconnus coupables de fraude fiscale
  296. Mettre fin aux pratiques frauduleuses d'arbitrage de dividendes
  297. Rendre obligatoire pour les entreprises la publication des aides publiques qu'elles perçoivent
  298. Créer une mission spéciale dressant le bilan des faveurs fiscales, des privatisations et des abandons de fleurons comme Alstom, Alcatel, EADS depuis trois décennies, permettre la mise en examen et la détention préventive des suspects
  299. Renforcer les dotations de l'État pour les territoires et régions en retard de développement économique et social
  300. Augmenter la part de la Taxe sur les Conventions d'Assurance (TSCA) reversée aux départements et instaurer une péréquation pour renforcer les ressources dédiées à la sécurité civile, en prenant en compte les risques spécifiques et les besoins réels de chaque territoire
  301. Défendre et reconstruire le maillage de transports en commun et de services publics, notamment dans les départements ruraux, les quartiers populaires
  302. Engager un plan pluriannuel d'investissement et de développement des services publics (transports, éducation, santé, logement, culture)
  303. Réaffirmer le rôle du département comme échelle pertinente pour organiser un maillage équilibré du territoire en services publics essentiels à la population
  304. Favoriser l'installation d'entreprises, d'artisans, de commerçants par la mise en place d'aides spécifiques
  305. Soutenir le tissu associatif local en maintenant les subventions, en généralisant les conventions pluriannuelles et en sortant de la logique des appels à projets
  306. Organiser des états généraux des quartiers populaires et des états généraux des espaces ruraux pour construire une véritable égalité territoriale notamment dans les services publics
  307. Réouvrir des accueils physiques dans les services publics
  308. Soutenir l'enseignement des langues et des cultures d'Outre-mer, et intégrer dans les programmes scolaires nationaux, en France hexagonale et Outre-mer, l'enseignement de l'histoire des Outre-mer
  309. Instaurer un principe de faveur de manière à garantir 50 % de recrutements locaux dans tous les corps de la fonction publique
  310. Mettre en place un encadrement des prix et des marges sur les produits de première nécessité pour lutter contre la vie chère, les monopoles et les oligopoles privés
  311. Assurer la continuité territoriale (desserte de service public à tarifs réglementés) et le désenclavement intraterritorial et extraterritorial, mettre en oeuvre un plan de rattrapage spécifique sur les infrastructures routières et ferroviaires, en particulier à La Réunion et en Guyane
  312. Garantir l'accueil scolaire et la santé publique gratuite pour tous
  313. Généraliser l'économie sociale et solidaire (ESS)
  314. Garantir l'accès de l'ESS au financement et aux marchés publics
  315. Renforcer le financement des chambres régionales de l'économie sociale et solidaire et faire du soutien aux coopératives et aux associations de l'ESS une mission centrale de la Banque publique d'investissement
  316. Favoriser le développement des sociétés coopératives d'intérêt collectif (SCIC) et les sociétés coopératives et participatives (SCOP) de façon à développer des services communs dont la responsabilité est partagée entre citoyens et usagers, salariés, partenaires publics et privés
  317. Rendre obligatoire l'étude d'une reprise d'une entreprise par les salariés sous forme de SCOP ou SCIC, avec un accompagnement gratuit pour évaluer cette option
  318. Redonner du pouvoir et des moyens aux associations citoyennes et aux acteurs de l'éducation populaire, généraliser les conventions pluriannuelles afin de leur donner de la visibilité sur leurs finances et sortir de la logique d'appel à projet
  319. Développer les coopératives d'activités et d'emploi (CAE) afin de lutter contre le statut d'autoentrepreneur et de développer des formes de travail en commun
  320. Créer une garantie d'autonomie qui permettra que nul ne soit privé de sa dignité pour vivre : le revenu mensuel de chaque personne atteindra le seuil de pauvreté (1 216 euros pour une personne seule)
  321. Atteindre l'objectif de zéro sans-abri : augmentation significative des places d'accueil (estimées aujourd'hui à 203 000) et simplification des dispositifs
  322. Encadrer le prix des produits alimentaires de première nécessité et interdire la réduflation (réduction des quantités pour le même prix)
  323. Instaurer une première tranche gratuite de consommation d'électricité, de chaleur, d'eau, de gaz
  324. Restructurer les emprunts des ménages surendettés et garantir à tous l'accès effectif aux services bancaires de base
  325. Plafonner les frais bancaires
  326. Garantir l'individualisation des droits et proposer l'automatisation des prestations sociales
  327. Lutter contre le non-recours aux droits sociaux et civiques par la simplification des démarches et la réouverture des accueils physiques dans les services publics
  328. Interdire les pratiques de notation des allocataires de prestations sociales
  329. Assurer la gratuité des protections périodiques pour toutes et tous, quel que soit l'âge
  330. Rendre obligatoire un « permis de louer » dans toute la France (autorisation préalable délivrée par les pouvoirs publics)
  331. Lancer un grand plan de rénovation des logements
  332. Rétablir les aides publiques pour les HLM et éviter les hausses de loyers à la relocation en logement social
  333. Réquisitionner les logements vides et les remettre sur le marché dans des conditions qui respectent les critères du logement décent
  334. Lutter contre la spéculation sur le logement en limitant les locations de courte durée (de type AirBnB) à 60 jours par an et supprimer la niche fiscale sur les meublés de tourisme
  335. Limiter la concentration immobilière en instaurant un plafond de cinq logements transmissibles par héritage ; au-delà, les biens sont réquisitionnés par l'État et redistribués entre le parc social et des dispositifs d'accès à la propriété par des organismes de foncier solidaire
  336. Interdire les expulsions locatives sans relogement public
  337. Abroger la loi Kasbarian de criminalisation des locataires
  338. Mettre en place une garantie universelle des loyers créant un filet de sécurité contre les impayés de loyers pour les locataires, comme pour les propriétaires
  339. Construire 200 000 logements publics par an pendant cinq ans aux normes écologiques les plus ambitieuses (RE2020, bâtiments à énergie positive)
  340. Encadrer les loyers partout sur le territoire et à la baisse dans les grandes villes
  341. Rehausser le quota de logements sociaux dans les villes (loi SRU) à 30 %, dont 5 % consacrés aux résidences universitaires et foyers jeunes travailleurs, et aggraver les sanctions contre les communes hors la loi
  342. Imposer les hautes transactions immobilières par une taxe progressive pour financer la lutte contre le logement indigne
  343. Rendre la rénovation des logements « passoires thermiques » obligatoire avant toute mise en location
  344. Lancer un plan d'urgence de prévention et d'éradication des punaises de lits, avec la création de services publics locaux dédiés
  345. Réviser les Plans de prévention des risques d'inondations à la hauteur des nouvelles menaces et créer un Fonds d'aide à la relocalisation des constructions menacées par les inondations et la montée des mers
  346. Assurer un meilleur accès de toutes et tous à la justice, en augmentant notamment l'aide juridictionnelle et en veillant au retour des tribunaux de proximité
  347. Planifier des moyens pour la justice et recruter davantage de fonctionnaires : magistrats, greffiers, agents de la protection judiciaire de la jeunesse
  348. Rétablir pleinement les jurés populaires, désormais quasiment disparus, supprimer les cours criminelles sans jurés et expérimenter les jurés dans les tribunaux correctionnels
  349. Renforcer les droits de la défense, inscrire le droit à une défense dans la Constitution, renforcer la place de l'avocat et limiter le recours à la visioconférence qui déshumanise la justice
  350. Garantir la gratuité des procédures les plus courantes (le divorce, par exemple)
  351. Garantir des sessions de formation (histoire, géographie et enjeux locaux) pour les magistrats non originaires dans les Outre-mer
  352. Rattacher la police judiciaire à l'autorité judiciaire pour assurer un contrôle direct et exclusif, et lui donner les moyens de son action
  353. Confier au Parlement l'orientation de la politique pénale
  354. Augmenter les moyens des brigades en charge de la délinquance financière, augmenter le nombre de juges d'instruction et supprimer la convention judiciaire d'intérêt public
  355. Lutter contre l'impunité des agresseurs sexuels, la correctionnalisation des viols et intégrer la notion de consentement dans la définition pénale des infractions d'agression sexuelle et de viol
  356. Donner les moyens d'une justice pénale environnementale efficace, punir les pollutions industrielles et appliquer strictement le principe pollueur-payeur
  357. Rétablir la police de proximité et démanteler les BAC (brigades anticriminalité) et les BRAV-M (Brigades de répression des actions violentes motorisées)
  358. Construire de nouveaux centres d'activités de police de proximité
  359. Intégrer les effectifs de police municipale à la nouvelle police de proximité après une formation de quelques mois, la répartir en fonction de la taille de la population et des besoins objectifs, et la placer sous l'autorité fonctionnelle du maire et l'autorité hiérarchique du préfet
  360. Renforcer l'indépendance de la justice vis-à-vis de l'exécutif : interdire les instructions individuelles et les remontées d'information individuelles sauf lorsqu'elles appellent à une intervention directe de l'exécutif en matière d'ordre public (le terrorisme, par exemple)
  361. Sécuriser le secret de l'instruction et de l'enquête, en renforçant les mécanismes de poursuite des auteurs et de leurs complices
  362. Respecter la dignité et les droits des personnes privées de liberté : en finir avec la surpopulation carcérale par la mise en place d'un mécanisme contraignant de régulation carcérale et assurer aux personnes détenues les moyens de se réinsérer dans notre société
  363. Lutter contre la délinquance financière : doubler les effectifs des services qui luttent contre les infractions financières, supprimer réellement le verrou de Bercy, donner plus de moyens humains
  364. Titulariser et former les policiers adjoints qui le souhaitent
  365. En finir avec la politique du chiffre et les primes aux résultats
  366. Interdire dans la loi tout usage des technologies de reconnaissance faciale dans les espaces et établissements publics sur le territoire français, ainsi que leur expérimentation
  367. Augmenter les effectifs en charge de la délinquance financière, du trafic d'êtres humains et du démantèlement des réseaux mafieux et doubler les effectifs de la police technique et scientifique
  368. Développer les moyens humains pour le recueil de plainte et l'accompagnement des plaignants
  369. Lutter véritablement contre les violences sexuelles faites aux enfants en augmentant les effectifs de police spécialisés en lutte contre la cyberpédopornographie, en formant les professionnels en contact avec les enfants et en finançant la prise en charge de soins adaptés, protéger les enfants qui parlent
  370. Rendre obligatoire l'assistance d'un avocat pour chaque enfant placé
  371. Interdire les placements de tous les mineurs dans des hôtels dans le cadre de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) et rendre obligatoire leur prise en charge jusqu'à 25 ans par un contrat jeune majeur
  372. Engager un plan de rattrapage spécifique pour la protection de l'enfance dans les Outre-mer : doter chaque collectivité de structures de protection de l'enfance et de protection maternelle et infantile adaptées, recruter du personnel et le former aux problématiques locales
  373. Renforcer les moyens de l'autorité judiciaire consacrés au traitement des signalements des contenus illégaux sur des plateformes privées et au contrôle de leurs retraits effectifs
  374. Interdire la violence physique et psychologique de toutes sortes (éducative, punitive, ou autre) à l'égard des enfants
  375. Garantir le droit à la santé des enfants, notamment la santé mentale
  376. Respecter les droits fondamentaux des enfants étrangers : abroger les tests osseux, interdire l'enfermement des enfants dans les Centres de rétention administrative (CRA), et appliquer la présomption de minorité
  377. Garantir le respect des principes de l'ordonnance de février 1945 sur l'enfance en conflit avec la loi, abroger le code de justice pénale des mineurs de Dupond-Moretti pour instaurer un code de l'enfance combinant civil et pénal en concertation avec les professionnels
  378. Recentraliser la protection de l'enfance en augmentant significativement ses moyens financiers et humains, pour une égalité entre tous les enfants de la République et un accompagnement éducatif de qualité
  379. Débloquer des moyens pour construire des foyers supplémentaires qui permettent de séparer les enfants par tranches d'âge, préserver les fratries, préserver les jeunes victimes d'agressions sexuelles (centres de résilience), assurer des accueils d'urgence ponctuels, prendre en compte une dimension de soin psychiatrique
  380. Rétablir immédiatement la durée légale hebdomadaire à 35 heures (en majorant les heures supplémentaires, cotisations incluses, à 25 % pour les 4 premières et 50 % au-delà), passer aux 32 heures dans les métiers pénibles ou de nuit, et favoriser leur généralisation par la négociation collective
  381. Rétablir la retraite à 60 ans après quarante années de cotisation
  382. Généraliser une sixième semaine de congés payés pour tous les salariés
  383. Créer une garantie d'emploi : tout chômeur de longue durée pourra se voir proposer d'être embauché au moins au SMIC revalorisé dans un secteur d'urgence
  384. Convoquer une conférence nationale sur le partage du temps de travail et l'impact du progrès technologique
  385. Remettre en cause les autorisations de travail le dimanche
  386. En finir avec la flexibilisation, l'annualisation contrainte, l'intensification et les horaires fractionnés
  387. Instaurer un quota maximal de contrats précaires dans les entreprises : 10 % pour les petites et moyennes entreprises (PME), 5 % pour les grandes entreprises
  388. Abroger les ordonnances Pénicaud et la loi El Khomri et rétablir le « principe de faveur » : un accord d'entreprise doit être plus favorable qu'un accord de branche, lui-même plus favorable que la loi
  389. Transposer dans le droit français la directive européenne sur la présomption de salariat empêchant les plateformes numériques (Uber, Deliveroo, etc.) d'avoir recours aux faux indépendants
  390. Titulariser les précaires des trois fonctions publiques
  391. Encadrer la sous-traitance en garantissant par la loi la responsabilité des donneurs d'ordre vis-à-vis de leurs sous-traitants et en la limitant à un seul niveau
  392. Porter immédiatement le SMIC mensuel à 1600 euros net et indexer les salaires sur l'inflation dans le privé et dans la fonction publique
  393. Revaloriser la rémunération des apprentis et des alternants
  394. Organiser une conférence sociale générale sur les salaires, ainsi que dans chaque branche, notamment pour revaloriser en matière de salaires, de conditions de travail et de parcours professionnels les métiers occupés majoritairement par des femmes dans les secteurs du soin, du lien et du contact
  395. Fixer un salaire maximal autorisé pour limiter l'écart de 1 à 20 entre le salaire le plus bas et le salaire le plus haut dans une entreprise
  396. Créer dans l'entreprise une commission de contrôle salarié sur l'égalité entre les femmes et les hommes et punir sévèrement le non-respect de l'égalité de rémunération entre les femmes et les hommes par des sanctions financières et pénales
  397. Plafonner les versements de dividendes aux actionnaires en limitant la part des bénéfices qui lui est distribuée à la part versée aux employés
  398. Revaloriser le traitement des fonctionnaires
  399. Interdire les parachutes dorés et les retraites chapeaux
  400. Supprimer les stock-options et le versement d'actions gratuites
  401. Augmenter la représentation des salariés dans les conseils d'administration
  402. Revenir sur les réformes Macron en abrogeant l'éligibilité et les méthodes de calcul du montant et de la durée de l'allocation pour indemniser les chômeurs en fonction de leurs derniers salaires grâce à une assurance calculée à partir du premier jour de travail
  403. Abroger la loi France Travail et l'obligation de réaliser 15h d'activités hebdomadaires contre le revenu de remplacement (allocation-chômage, RSA, ASS, etc.)
  404. Élargir la médecine du travail aux chômeurs, avec visite obligatoire au-delà de six mois
  405. Indemniser les chômeurs dès le premier jour de la fin de contrat
  406. Supprimer l'obligation d'accepter une soi-disant « offre raisonnable d'emploi »
  407. Cesser la radiation des chômeurs à la première absence à un rendez-vous et en finir avec la logique de radiation au moindre prétexte pour faire baisser artificiellement les chiffres du chômage
  408. Rétablir un régime d'assurance-chômage spécifique pour les intermittents de l'emploi et les intérimaires permettant de leur assurer une meilleure couverture chômage entre deux périodes d'emploi
  409. Abroger la présomption de démission en cas d'abandon de poste et le principe de fin des allocations chômage pour les intérimaires et les CDD qui refusent un CDI
  410. Empêcher l'État de prélever dans les caisses de l'Unédic
  411. Assurer la continuité des droits personnels (à la formation, aux congés, à l'ancienneté…), hors du contrat de travail, et les transférer d'un contrat à l'autre
  412. Garantir le maintien du revenu en cas de reconversion ou de formation
  413. Donner à chaque salarié le droit à 36 heures de formation par an, librement utilisables dans le domaine de son choix
  414. Intégrer les périodes de stages et d'apprentissage dans la sécurité sociale professionnelle (ancienneté, congés, formation)
  415. Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle
  416. Doubler les effectifs de l'inspection du travail et l'autoriser à interrompre un chantier pour raison climatique
  417. Établir des seuils thermiques minimaux et maximaux dans les locaux intérieurs de travail, imposer des temps de pause obligatoire par température extrême
  418. Renforcer la médecine du travail, en l'intégrant au service public de santé, en restaurant la visite médicale obligatoire à l'embauche et les visites périodiques dans la carrière, y compris durant les périodes de chômage
  419. Restaurer les Comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), augmenter leurs moyens et rendre leurs avis contraignants, et élargir ses missions aux enjeux de préservation de l'environnement
  420. Inscrire tous les produits cancérogènes pointés par le Centre international de recherche sur le cancer dans les facteurs de maladies professionnelles, dont les pesticides
  421. Faire du nombre d'accidents du travail un critère de sélection dans l'accès aux marchés publics
  422. Comptabiliser les agents de la fonction publique d'État ou salariés affiliés à un régime spécial dans les statistiques officielles des accidents du travail
  423. Intégrer les travailleurs indépendants dans le champ des accidents du travail
  424. Lutter contre l'impunité des donneurs d'ordre en instaurant une pénalité financière en fonction du niveau d'accidents et de maladies professionnelles
  425. Rendre effectif le droit à la déconnexion et encadrer le télétravail
  426. Abroger la réforme d'Emmanuel Macron passant l'âge de départ à la retraite à 64 ans et restaurer le droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour 40 annuités de cotisations
  427. Porter a minima au niveau du SMIC revalorisé toutes les pensions pour une carrière complète (salarié, indépendant, agriculteur), et le minimum vieillesse au niveau du seuil de pauvreté
  428. Prendre en compte le revenu de solidarité active (RSA) pour valider des trimestres en vue de la retraite
  429. Augmenter de 0,25 point par an durant le quinquennat le taux de cotisation vieillesse et soumettre à cotisation les dividendes, les revenus d'intéressement, de participation, d'épargne salariale, ainsi que les revenus financiers des entreprises
  430. Indexer le montant des retraites sur les salaires
  431. Interdire au Fonds de réserve pour les retraites d'investir dans des secteurs polluants
  432. Supprimer la décote qui représente une double peine pour les retraités, a fortiori les femmes et les plus précaires
  433. Bloquer les prix des produits de première nécessité (alimentation, énergie, carburant) et interdire la « réduflation »
  434. Renforcer le bouclier qualité-prix pour les outre-mer
  435. Augmenter immédiatement le SMIC à 1600 € net mensuel et les minima sociaux
  436. Revaloriser la valeur du point d'indice des fonctionnaires de 10 % et inscrire son dégel dans la loi, compenser intégralement cette augmentation pour les collectivités territoriales
  437. Revaloriser les APL de 10 %
  438. Relocaliser les productions essentielles à la vie de notre pays
  439. Adopter des mesures antidumping d'urgence sur les industries stratégiques : sidérurgie, automobile, pharmaceutique, etc.
  440. Utiliser systématiquement le régime de contrôle public des investissements étrangers dans les secteurs où c'est possible (défense, santé, produits agricoles, recyclage de matières critiques, réseaux de transport) et élargir le décret qui le permet à tous les secteurs cruciaux de la bifurcation écologique
  441. Engager un plan de reconstruction industrielle pour mettre fin à la dépendance de la France dans les domaines stratégiques (semi-conducteurs, médicaments, etc.) et pour soutenir la bifurcation écologique (recyclage des batteries, aciers nécessaires aux énergies renouvelables, aluminium, etc.)
  442. Mettre fin aux niches fiscales sur le kérosène pour limiter le dumping du e-commerce depuis l'étranger
  443. Instaurer une taxe kilométrique aux frontières de la France pour dissuader les délocalisations et l'importation de produits trop éloignés
  444. Exiger un dépôt de garantie préalable auprès de la Banque de France en contrepartie d'un investissement étranger dans le pays
  445. Supprimer les avantages fiscaux sur l'épargne française investie à l'étranger, notamment pour l'assurance-vie
  446. Établir des critères de localisation de l'activité pour la commande publique nationale et locale et pour l'accord des aides aux entreprises
  447. Conditionner toute aide d'État aux grandes entreprises à des objectifs sociaux, écologiques et fiscaux contraignants et exiger le remboursement des aides en cas de non respect des contreparties
  448. Rendre effectives les peines de réquisition d'intérêt général pour toute délocalisation ou fermeture d'activité
  449. Renégocier le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)
  450. Réviser le Code des marchés publics pour favoriser les entreprises d'emplois sociales et solidaires, écologiques et locales
  451. Faire l'inventaire et l'évaluation des accords déjà appliqués et imposer le respect des normes sociales et écologiques pour la commercialisation des produits importés en France
  452. Instaurer des droits de douane sur des critères écologiques
  453. Engager un plan global de rénovation de nos infrastructures pour les adapter au changement climatique
  454. Lancer un plan de dépollution de la Méditerranée et de nos façades maritimes et fonds marins dans l'océan Atlantique, la mer du Nord, l'océan Indien, et l'océan Pacifique
  455. Rénover l'intégralité des réseaux d'eau et d'assainissement pour limiter les fuites
  456. Lancer des grands travaux de rénovation des voies ferrées et de réouverture des lignes et gares fermées dans les trente dernières années
  457. Investir dans l'efficacité et la sobriété énergétiques, ainsi que dans les projets énergétiques innovants comme les énergies marines renouvelables
  458. Accélérer la modernisation du réseau de lignes à haute tension et leur enfouissement
  459. Réaliser un diagnostic national des ouvrages d'art (ponts, viaducs, digues, barrages) et les consolider
  460. Reconstituer de manière durable nos capacités productives de bois et les fixer au plus près des massifs forestiers : sciage, menuiserie (meubles, charpentes, constructions écologiques), production de panneaux, cartons et pâtes à papier
  461. Développer une filière d'écoconstruction en matériaux biosourcés (dont bois, terre, paille)
  462. Adopter une loi de lutte contre le sexisme et les violences faites aux femmes, et allouer les 2,6 milliards de budget demandé par les associations, notamment en matière de formation et de places d'hébergement, et garantir une budgétisation sensible au genre et transparente
  463. Imposer la parité entre les femmes et les hommes dans les institutions politiques, administratives, économiques, syndicales et associatives
  464. Augmenter les sanctions financières et pénales à l'encontre des entreprises qui ne respectent pas l'égalité salariale femmes/hommes (amendes et refus d'attribution de marchés publics)
  465. Créer dans l'entreprise une commission de contrôle salarié sur l'égalité entre les femmes et les hommes
  466. Revaloriser les rémunérations des métiers occupés majoritairement par des femmes, prendre en compte leur pénibilité en réinstaurant les facteurs de risques supprimés par Macron en 2017 en créant de nouveaux critères liés aux contraintes émotionnelles fortes
  467. Renforcer le planning familial, augmenter et pérenniser les financements des associations féministes et LGBTI
  468. Lutter contre le temps partiel contraint qui à 80 % touche des femmes
  469. Garantir le droit de partir et lutter contre la précarité des mères isolées : déconjugaliser et revaloriser l'allocation de soutien familial, défiscaliser les pensions alimentaires, réduire les délais de la justice familiale
  470. Créer un congé d'accueil de l'enfant identique et obligatoire pour les deux parents
  471. Rembourser le traitement hormonal de la ménopause
  472. Mettre en oeuvre un plan de lutte contre le harcèlement sexiste et les agressions sexuelles dans les transports collectifs
  473. Garantir l'égal accès et l'effectivité du droit à l'IVG et le choix de la méthode d'IVG et supprimer la double clause de conscience des médecins
  474. Lutter contre les mouvements anti-choix qui entravent les droits et la santé sexuelle et reproductive et le droit à l'avortement
  475. Abolir la prostitution et garantir la dignité de la personne
  476. Généraliser les campagnes de testing et expérimenter les dossiers anonymes dans l'accès à l'emploi, au logement, aux études supérieures, etc.
  477. Mettre en place des règles contre les biais discriminatoires des intelligences artificielles et technologies médicales, notamment sur la qualité des ensembles de données d'entraînement et les procédures d'essai pour la détection et la correction des préjugés
  478. Garantir le droit du sol intégral à tous les enfants nés en France, le rétablir sur l'ensemble du territoire national et faciliter l'accès à la nationalité française
  479. Créer un Commissariat à l'égalité doté d'un Observatoire des discriminations et de pôles spécialisés au sein des services publics d'appel
  480. Mettre en place le récépissé de contrôle d'identité par les forces de l'ordre pour lutter contre le contrôle au faciès, accompagné de dispositifs de formation, de contrôle et de sanctions
  481. Instaurer le 4 février comme jour férié national en mémoire des victimes de l'esclavage et de leurs luttes s'ajoutant au jour de commémoration spécifique à chaque territoire d'Outre-mer
  482. Ouvrir les archives sur les guerres de décolonisation et être ouvert à la discussion quant aux demandes de restitution et de circulation des biens culturels issus de la colonisation
  483. Améliorer l'accès à la santé des femmes et leur prise en charge
  484. Reconnaître et sanctionner les violences obstétricales et gynécologiques comme un crime d'État
  485. Reconnaître le massacre des Algériens du 17 octobre 1961 au cours d'une journée nationale de commémoration
  486. Abroger la loi dite contre le « séparatisme » et le contrat d'engagement républicain
  487. Instituer le droit de vote des étrangers aux élections locales
  488. Mettre en place un plan interministériel pour analyser, prévenir et lutter contre l'islamophobie et l'antisémitisme en France, et contre ses effets sur la vie des populations qui le subissent
  489. Assurer la sécurité des lieux cultuels et culturels de notre pays en renforçant si nécessaire toutes les mesures de protection policières dont ils bénéficient du fait des attaques et menaces contre des mosquées et des synagogues
  490. Mettre en œuvre un plan d'action global contre les discriminations (emploi, logement, éducation, santé, etc.)
  491. Financer l'autonomie des jeunes détachés du foyer fiscal parental grâce à la garantie d'autonomie, qui les portera au-dessus du seuil de pauvreté (1 216 euros pour une personne seule)
  492. Instaurer le repas à un euro dans tous les sites de restauration des centres régionaux des œuvres universitaires (CROUS)
  493. Instaurer un « emploi spécifique jeune » d'une durée de cinq ans, dans le secteur non marchand et public, pour éliminer le chômage des jeunes (trois fois supérieur à celui de leurs aînés à diplôme égal)
  494. Mettre fin à la précarité des étudiants, notamment en augmentant les indemnités de stage et en négociant avec les branches patronales les postes ouverts à stages, pour en finir avec la pratique des CDD déguisés
  495. Offrir un bilan de santé et une évaluation des capacités d'écriture, lecture et calcul, avec mise à niveau si nécessaire ainsi qu'une formation gratuite à la conduite et le passage du permis de conduire à chaque jeune dans le cadre du service citoyen obligatoire
  496. Construire un service public de la dépendance, pour aider les seniors à rester à domicile
  497. Développer un réseau public de maisons de retraite aux tarifs harmonisés et accessibles
  498. Créer 10 000 places par an en EHPAD publics pendant cinq ans, refonder le modèle de financement, l'augmentation des moyens matériels et humains
  499. Former, qualifier et recruter en nombre suffisant le personnel nécessaire : au moins 210 000 personnes pour pouvoir respecter un ratio minimal d'encadrement « au chevet » des résidents
  500. Revaloriser les métiers et revenus de l'ensemble des professionnels du grand âge à domicile comme en institution en refondant les grilles de rémunération et de qualifications
  501. Collectiviser les EHPAD privés à but lucratif et les confier à des associations, coopératives, etc.
  502. Objectif zéro obstacle : tolérance zéro contre les entraves, c'est-à-dire les obstacles au déplacement ou à la vie quotidienne, permettre aux préfets de se substituer aux maires pour imposer travaux et fermer les bâtiments privés ne respectant pas la loi, et imposer un plan de mise en accessibilité des transports
  503. Assurer la prise en charge par la Sécurité sociale de l'ensemble des dispositifs médicaux nécessaires à la vie quotidienne
  504. Assurer l'autonomie financière des personnes en situation de handicap, en revalorisant l'AAH au niveau du SMIC
  505. Revenir sur la loi ELAN d'Emmanuel Macron pour imposer 100 % de logements accessibles dans les constructions neuves (comme le prévoit la loi de 2005) et faire participer l'État aux financements des travaux d'adaptation des logements anciens
  506. Pérenniser le financement de l'insertion professionnelle des personnes en situation de handicap
  507. Accorder le statut de salarié aux travailleuses et travailleurs en établissement et service d'aide par le travail (ESAT)
  508. Créer un corps de fonctionnaires pour les personnels d'accompagnement des élèves en situation de handicap (AESH), recruter pour renforcer les capacités d'accueil et d'accompagnement et mettre fin à la mutualisation
  509. Développer en nombre suffisant les supports pédagogiques adaptés aux particularités de ces enfants (enseignement bilingue langue des signes française (LSF), apprentissage du braille, communication alternative et augmentée, etc.)
  510. Mettre en place des actions de sensibilisation pour lutter contre les discriminations, dans l'Éducation nationale dès la maternelle jusqu'au lycée, ainsi que dans l'enseignement supérieur et la formation professionnelle
  511. Décloisonner le secteur de l'Éducation nationale et le secteur médico-social
  512. Faire de l'éducation artistique et culturelle une priorité en réorientant les moyens du Pass Culture vers des projets collectifs et d'éducation populaire, tout en renforçant l'enseignement artistique public pour garantir la démocratisation culturelle, notamment dans les domaines qui en manquent comme le jeu vidéo
  513. Mettre en place une politique de création et de programmation artistique fondée sur la diversité, en sortant de la logique d'appel à projet et en garantissant son indépendance
  514. Lutter activement contre les discriminations de genre et d'origine ainsi que contre toutes formes de violences sexuelles, racistes et pédagogiques qui persistent dans les arts et la culture
  515. Instituer un « domaine public commun » pour financer la création nouvelle, constitué d'une redevance sur les droits patrimoniaux des créateurs à partir de leur décès
  516. Abolir tous les privilèges fiscaux liés au mécénat culturel
  517. Créer un fonds pour la création en faveur des communes qui transforment les panneaux publicitaires en espaces d'affichage pour les artistes et l'expression libre
  518. Améliorer le régime des intermittents du spectacle sur la base du socle commun de revendications du mouvement des occupations de théâtres de 2021 et l'étendre aux autres professions culturelles et événementielles discontinues, comme les « extras » de l'hôtellerie-restauration et les guides-conférenciers
  519. Intégrer les travailleurs bénéficiant du statut d'artistes-auteurs au régime général de l'assurance-chômage, en instaurant un revenu de remplacement entre deux contrats, géré par leurs représentants
  520. Harmoniser les statuts des personnels enseignants artistiques et réorganiser la filière de la recherche artistique au travers de l'enseignement supérieur
  521. Lancer un plan de formation et de recrutement d'emplois culturels de proximité, notamment à destination des jeunes
  522. Encadrer et limiter la place des intelligences artificielles (IA) génératives culturelles en distinguant ses usages commerciaux et non-commerciaux, et améliorer la répartition de la valeur qu'elles produisent
  523. Porter le budget consacré à l'art, à la culture et à la création à 1 % du PIB par an pour mener une politique culturelle ambitieuse, émancipatrice et à l'image de la France d'aujourd'hui
  524. Reprendre les grands travaux culturels pour abroger les inégalités territoriales en matière de structures de création, d'enseignement, de diffusion et de mémoire artistique et culturelle
  525. Accompagner les collectivités territoriales pour la création d'une dynamique culturelle locale
  526. Étendre la gratuité dans tous les musées, garantir une tarification abordable dans les institutions publiques et encadrer les tarifs abusifs des lieux privés
  527. Créer une médiathèque publique en ligne gratuite regroupant les oeuvres tombées dans le domaine public et une proposition d'œuvres récentes programmées temporairement sur la base de Gallica
  528. Redéployer et renforcer les conseillers techniques et sportifs (CTS) sur tout le territoire
  529. Mettre en place un plan national d'urgence pour la construction et la rénovation des équipements sportifs, notamment les équipements publics de proximité favorables aux pratiques libres
  530. Créer une association sportive dans tous les établissements scolaires du premier degré pour rendre gratuite et accessible la pratique d'une activité physique encadrée par des professionnels
  531. Favoriser la gratuité des activités sportives pour les populations les plus pauvres
  532. Cesser la criminalisation des supporters, en particulier les atteintes à la liberté d'expression et d'aller et venir
  533. Faire des grands plans de lutte contre le racisme et les violences sexistes et sexuelles dans le sport et les compétitions sportives
  534. Organiser la mise en place réelle, à la fois contrôlée et évaluée, d'un plan d'action, de formation et de sensibilisation sur les LGBT-phobies dans le sport, notamment pour garantir l'inclusion des personnes trans dans les pratiques sportives
  535. Augmenter la taxation sur les retransmissions sportives à la télévision et créer une taxe sur les transferts pour financer le sport amateur
  536. Interdire la publicité pour les paris sportifs et retirer son agrément à tout opérateur qui ne respecterait pas cette interdiction
  537. Démocratiser la gestion des fédérations sportives et assurer la souveraineté des licenciés sur leur fédération
  538. Renforcer l'éducation physique obligatoire avec 4h d'enseignement par semaine et soutenir les études de sciences et techniques des activités physiques et sportive (STAPS) dans la construction d'une politique sportive ambitieuse
  539. Rembourser le sport santé, ou « sport sur ordonnance », grâce à la Sécurité sociale
  540. Consacrer l'apprentissage de la natation dans le cadre scolaire en le rendant obligatoire
  541. Promouvoir le sport féminin, instaurer la parité dans la retransmission télévisuelle des grands événements sportifs et les rendre accessibles sur des chaînes publiques
  542. Renforcer l'accessibilité aux équipements sportifs des personnes en situation de handicap
  543. Reconnaître la spécificité des sourds et malentendants dans les compétitions sportives olympiques
  544. Inscrire dans la Constitution le principe de la « règle verte », selon laquelle on ne prélève pas davantage à la nature que ce qu'elle est en état de reconstituer
  545. Créer une Agence pour les relocalisations dépendant du Conseil à la planification écologique, chargée de recenser les secteurs industriels indispensables à la souveraineté nationale et à la bifurcation écologique, et d'établir un plan de relocalisation pour chaque filière ou production stratégique identifiée
  546. Développer un outil national inspiré de Copernicus pour suivre en temps réel les données clés sur l'économie et l'environnement, en compilant des images satellites, des mesures terrestres et maritimes, des informations sur les actifs industriels énergétiques et leurs impacts, etc.
  547. Mettre en place une logistique verte : rompre avec les flux tendus, développer les modes de transport propres et structurer une logistique territoriale, notamment en renforçant le rôle du train, du fluvial et en mutualisant les flux du dernier kilomètre
  548. Instaurer un moratoire sur les grands projets inutiles et écocidaires, les réévaluer au regard de la règle verte et de leur impact sur la biosphère
  549. Adopter des lois cadres instaurant une planification écologique
  550. Donner les moyens humains et financiers à l'État et ses opérateurs publics (comme le Cerema, l'Office national des forêts, l'Office français de la biodiversité ou Météo France) pour mener à bien leur rôle de planification
  551. Créer un Conseil à la planification écologique
  552. Relever les ambitions climatiques de la France avec pour objectif une baisse de 65 % des émissions en 2030 (au lieu de 50 % actuellement) et rendre public un bilan annuel
  553. Obliger les entreprises à mettre en œuvre une comptabilité carbone pour les émissions directes et indirectes certifiée par un organisme public agréé en commençant par les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre (GES) - énergie, transport, bâtiment, industrie lourde - puis selon la taille des entreprises, accompagnée d'une trajectoire de baisse de leurs émissions
  554. Instaurer un crime climatique de dissimulation et de tromperie sur les émissions carbone des entreprises
  555. Inscrire dans les comptes publics un diagnostic régulier de l'état des écosystèmes, avec des indicateurs biophysiques
  556. Redécouper les Régions à partir des bassins versants et leur confier l'eau comme première responsabilité
  557. Impliquer pleinement les communes dans les décisions et la mise en oeuvre des investissements de la planification écologique
  558. Supprimer les régions transfrontalières (ou eurorégions)
  559. Interdire le « droit à la différenciation » - qui permettrait que des règles différentes s'appliquent selon les territoires - afin de garantir l'égalité entre les citoyens
  560. Réserver le statut de collectivité unique aux territoires insulaires et des Outre-mer
  561. Recomposer les assemblées régionales à partir des élections des conseillers départementaux
  562. Mettre en place des défenseurs de la nature chargés de l'eau, de l'air, la forêt, la végétalisation et la perméabilité des sols au niveau communal
  563. Mettre en place des assemblées citoyennes régionales pour débattre des projets d'aménagement et d'investissement en lien avec la planification écologique
  564. Stopper l'étalement urbain : rapprocher les bassins de vie et les bassins d'emploi
  565. Renforcer les moyens humains et financiers de l'ingénierie des territoires pour appuyer les collectivités dans une planification écologique régénérative (restauration du cycle de l'eau, énergies renouvelables)
  566. Faire des Outre-mer des territoires pilotes de la planification écologique et des circuits courts : autonomie énergétique et 100 % renouvelable, autosuffisance alimentaire, politique maritime, protection de la biodiversité
  567. Instaurer un bouclier douanier via une taxe kilométrique en faveur des productions locales à faible empreinte écologique
  568. Appliquer une préférence commerciale pour les produits ultramarins vers l'Hexagone et l'Europe et nouer des partenariats commerciaux équilibrés avec les voisins régionaux
  569. Tendre vers l'autosuffisance alimentaire grâce à l'agriculture paysanne écologique et des filières agroalimentaires locales
  570. Protéger la biodiversité exceptionnelle des Outre-mer
  571. Promouvoir des plans d'autonomie énergétique
  572. Renforcer la résilience des territoires ultramarins face aux risques naturels majeurs en améliorant les dispositifs de prévention, de gestion de crise et de réparation, avec des solutions innovantes et des moyens adaptés aux besoins des populations
  573. Développer l'offre locale de formation aux métiers de la bifurcation écologique (électricité et déploiement d'énergies renouvelables, utilisation de matériaux biosourcées locaux, foresterie et pêche durables)
  574. Créer un pôle public des transports et de la mobilité
  575. Renationaliser la SNCF et refuser la mise en concurrence des lignes de transport
  576. Refuser la suppression des lignes ferroviaires du quotidien et en réouvrir, augmenter le nombre de trains et garantir des tarifs accessibles, maintenir des guichets physiques dans les gares
  577. Créer une commission d'enquête sur le chantier ferroviaire du Lyon-Turin, projet écocidaire au coût démesuré
  578. Revenir sur la liquidation de Fret SNCF poussée par la Commission européenne et mise en place par le gouvernement ; défendre l'opérateur public et développer massivement le fret ferroviaire en rendant obligatoire le raccordement des plateformes logistiques
  579. Développer les transports publics à la demande hors des zones denses de transport public
  580. Lancer un plan massif de 200 milliards d'euros d'investissements écologiquement et socialement utiles
  581. Supprimer les lignes aériennes quand l'alternative en train est inférieure à quatre heures
  582. Repenser la mobilité individuelle en développant les usages partagés de la voiture et les mobilités douces (comme le vélo)
  583. Annuler les cadeaux fiscaux accordés sans contrepartie aux plus grandes entreprises ces dix dernières années
  584. Utiliser cet argent pour investir et rétablir des pôles publics dans l'énergie, les transports et la santé afin de réindustrialiser le pays par des plans de filières au service de la bifurcation écologique
  585. Instaurer la possibilité de souscrire à un contrat de bifurcation écologique garantissant les droits sociaux, la formation, et la rémunération, pour assurer un cadre protecteur pour les salariés en cas de reconversion d'une entreprise
  586. Créer un droit de reprise d'activité préférentiel pour les salariés dans un but écologique en cas de cession ou de fermeture d'entreprise
  587. Adopter un plan de développement du ferroutage et de report modal (cabotage maritime, fluvial et dirigeable)
  588. Limiter la taille, le poids et les dimensions des SUV autorisés à la vente et développer la construction française de véhicules électriques légers
  589. Décréter un moratoire sur les zones à faibles émissions (ZFE) dans leur conception actuelle, dont les critères induisent des inégalités sociales et une trop grande tolérance à l'égard de certains véhicules, notamment les SUV, qualifiés à tort de non-polluants
  590. Garantir l'accès aux réseaux dans les territoires peu dotés en transports collectifs par le soutien aux garages solidaires et une aide suffisante à la réparation dans le cadre du contrôle technique
  591. Renationaliser les autoroutes, en revenant sur les hausses de prix passées, ainsi que les aéroports stratégiques
  592. Engager un plan spécifique de développement des transports collectifs en Outre-mer, quasi inexistants aujourd'hui, sur le modèle du projet de tram-train à La Réunion
  593. Favoriser partout sur le territoire le recours aux diverses sources d'énergie les plus adaptées aux conditions météorologiques et géographiques (pour lutter contre la méthanisation à outrance notamment)
  594. Sortir des énergies carbonées : arrêter les subventions aux énergies fossiles, y compris à l'étranger
  595. Planifier le déploiement de technologies capables de réguler et gérer les pics et les creux de production et de consommation d'énergie : stations de transfert d'énergie par pompage (STEP), développement du « véhicule au réseau » pour les voitures électriques, etc.
  596. Sortir du nucléaire : abandonner les projets d'EPR (European Pressurized Reactor – Réacteur pressurisé européen), planifier le démantèlement, la réhabilitation et la reconversion des sites nucléaires et de l'ensemble de leur bassin de vie
  597. Mettre en place une convention collective unique pour les travailleurs du nucléaire et arrêter l'utilisation massive de la sous-traitance, tout en garantissant leur reconversion au fur et à mesure des fermetures de centrales
  598. Refaire l'isolation d'au moins 700 000 logements par an
  599. Mettre fin aux situations de précarité énergétique : privilégier les rénovations complètes, interdire réellement la location des passoires thermiques, renforcer les programmes de détection des passoires énergétiques, cibler les aides à la rénovation en fonction des revenus des ménages
  600. Remplacer progressivement tous les logements chauffés au fioul par des chauffages qui produisent moins d'émissions de gaz à effet de serre comme des pompes à chaleur
  601. Conditionner l'obtention de labels écologiques à des résultats énergétiques concrets et vérifiés pour les bâtiments neufs comme pour les rénovations thermiques
  602. Se donner les moyens : former les professionnels, mettre en place un « guichet unique » public pour les propriétaires devant faire cette rénovation
  603. Réduire l'impact écologique des travaux : développer l'éco construction avec des matériaux bioclimatiques (bois/terre/paille)
  604. Optimiser les usages de l'énergie dans le secteur tertiaire : extinctions nocturnes des bâtiments, équipement LED obligatoires, extinction du chauffage et des répartiteurs informatiques lorsque les bureaux sont inoccupés, etc.
  605. Abroger la loi qui a fusionné l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et garantir leurs moyens
  606. Remettre en place des tarifs réglementés de l'énergie calculés à partir des coûts de production, pour les particuliers comme pour
  607. Annuler les hausses du tarif du gaz depuis 2017
  608. Créer un pôle public de l'énergie en lien avec des coopératives locales en renationalisant EDF et Engie
  609. Annuler la libéralisation du marché de l'électricité et du gaz : stopper la privatisation des barrages hydroélectriques, créer un
  610. Faire reculer la publicité dans l'espace public, interdire le dépôt de prospectus publicitaires commerciaux dans les boîtes aux lettres, les panneaux publicitaires numériques et le démarchage téléphonique commercial
  611. Interdire la publicité des produits et services les plus émetteurs de gaz à effet de serre sur tous les supports publicitaires
  612. Diminuer les possibilités de diffusion de publicité à la télévision
  613. Créer un réseau national de déchèteries/recyclage
  614. Interdire toute allégation pouvant donner l'impression d'une absence d'impact sur le climat de certains produits comme les mentions « neutres en carbone » sur les étiquettes des produits ou dans la publicité
  615. Abolir l'obsolescence programmée et allonger les durées de garantie légale des produits
  616. Interdire immédiatement et réellement les plastiques à usage unique, remettre en place la consigne pour les bouteilles et bocaux en verre, rendre obligatoires le recyclage, le compostage ou l'incinération (dans cet ordre de priorité), généraliser, financer et accélérer la mise en place de filières de réemploi et de substitution aux matériaux d'origine fossile
  617. Créer un service public de la réparation et du réemploi, avec la mise en place de formations pour certains métiers (notamment électricité, électronique, bâtiment, textile)
  618. Rendre obligatoire l'écoconception des produits afin de limiter l'utilisation de ressources non renouvelables et ouvrir des formations obligatoires dédiées au low-tech et à l'écoconception dans toutes les écoles publiques d'ingénieurs et de design
  619. Généraliser au plus vite l'indice de durabilité des produits (possibilité d'être réparé, durée de vie, etc.), rendre obligatoire la disponibilité et l'encadrement du prix des pièces de rechange et empêcher la mise sur le marché de celles qui auraient un score de durabilité insuffisant
  620. Instaurer une agriculture relocalisée, diversifiée et écologique et créer 300 000 emplois agricoles
  621. Garantir des prix rémunérateurs aux producteurs par des prix planchers pour les agriculteurs, interdire les ventes à perte et mettre en place une caisse de défaisance pour reprendre les dettes agricoles des convertis au 100 % bio
  622. Garantir aux agricultrices et agriculteurs le droit à une retraite digne en engageant une réforme du système des retraites agricoles
  623. Refondre la PAC (politique agricole commune) et orienter les aides publiques agricoles pour favoriser la production écologiquement soutenable, l'intensité en main d'oeuvre des exploitations et le développement des protéines végétales
  624. Faire une réforme agraire pour encourager l'installation de nouveaux agriculteurs et permettre le développement d'un tissu de nombreuses exploitations à taille humaine
  625. Mettre en place un plan de protection généralisée du foncier agricole, forestier et naturel en vue de mettre en œuvre le « zéro artificialisation nette » des sols dès 2027 en hexagone
  626. Planifier la réduction progressive des doses d'engrais et de pesticides, interdire immédiatement les plus dangereux (glyphosate, néonicotinoïdes) et l'importation de productions qui en contiennent
  627. Instaurer un protectionnisme écologique en fonction des conditions de production et de rémunération du travail agricole : appliquer la clause de sauvegarde pour interdire l'importation de produits mettant en cause une norme sanitaire nationale
  628. Limiter le prix final des produits alimentaires en fixant des coefficients multiplicateurs et en encadrant les marges des industries agro-alimentaires et de la grande distribution
  629. Développer les circuits courts pour réduire la circulation des marchandises et l'utilisation d'emballages
  630. Protéger nos produits du terroir de la concurrence internationale en garantissant les moyens de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO), qui permet de maintenir l'Appellation d'origine protégée (AOP), l'Appellation d'origine contrôlée (AOC) et l'Indication géographique protégée (IGP)
  631. Redonner à l'État et aux collectivités locales les moyens humains et financiers pour appliquer le triptyque « surveiller, contrôler, sanctionner » et réguler face au libre marché
  632. Revenir sur les affaiblissements des normes environnementales et des mécanismes de participation publique décidés lors du précédent quinquennat (décrets permettant aux préfets de déroger aux normes environnementales, par exemple)
  633. Établir un plan d'urgence pour la dépollution rapide des régions durablement polluées en France, dont en priorité la Guadeloupe et la Martinique victimes du chlordécone et créer un fonds d'indemnisation spécifique des victimes, offrant une réparation intégrale pour toutes les victimes de maladies liées au chlordécone, qu'elles soient professionnelles ou environnementales
  634. Prendre en charge et indemniser les victimes, y compris indirectes, des essais nucléaires français et reconnaître leurs dommages environnementaux, en particulier en Polynésie
  635. Gérer les risques industriels avec la création d'une autorité de sûreté indépendante des risques industriels, augmenter le nombre d'inspecteurs des Installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et augmenter le seuil de l'amende maximale pour les ICPE à 500 000 euros (contre 15 000 euros actuellement)
  636. Arrêter les activités dangereuses pour la santé et l'environnement, interdire les produits chimiques les plus nocifs – comme les engrais à base de nitrate d'ammonium – et les polluants éternels, planifier la reconversion des travailleurs vers des secteurs d'activité utiles (énergie, assainissement et gestion des déchets)
  637. Inscrire l'eau comme bien commun et la protection de l'ensemble de son cycle, y compris les nappes phréatiques, les rivières et les fleuves, dans la Constitution
  638. Inscrire l'accès à l'eau, son assainissement et le droit à l'hygiène comme droit humain fondamental
  639. Réprimer plus durement les coupures d'eau illégales
  640. Créer un haut-commissariat à l'eau pour organiser une gestion 100 % publique de l'eau, articulée autour de régies publiques locales ouvertes aux citoyens
  641. Renforcer la participation des citoyens et des associations dans les syndicats d'assainissement existants et oeuvrer à la création de régies publiques et citoyennes locales de l'assainissement, en lien avec les régies publiques de l'eau en attendant leur création
  642. Lancer un vaste plan d'investissement dans le renouvellement des canalisations, accélérer les travaux déjà engagés en Outre-mer
  643. Rendre effectif le droit à l'eau et à l'assainissement par la gratuité des mètres cubes indispensables à la vie digne et par la suppression de l'abonnement
  644. Instaurer une tarification progressive et différenciée selon les usages
  645. Mailler le territoire de fontaines à eau, de douches et de sanitaires publics et gratuits
  646. Veiller à l'actualisation régulière et ambitieuse des Plans de prévention des risques naturels d'inondation (PPRi) et des plans de gestion des risques d'inondation (PGRI)
  647. Renforcer les effectifs de la police de l'eau et des inspecteurs de l'environnement présents sur tous les territoires pour contrôler plus strictement le captage par les industries d'eau en bouteille et par le secteur agricole, surveiller le débit des forages déclarés, fermer les forages illégaux, et empêcher toute pollution industrielle ou agricole
  648. Mettre fin au déclassement des cours d'eau et rétablir les cours d'eau déclassés
  649. Atteindre le très bon état écologique et chimique de tous les cours d'eau (fleuves, rivières, ruisseaux) et réserves souterraines
  650. Systématiser le recours au fret fluvial dès que possible en respectant la biodiversité
  651. Instaurer un moratoire sur le déploiement des méga-bassines
  652. Décider démocratiquement d'un nouveau partage sobre de l'eau entre ses usages agricoles, énergétiques, industriels, de transport et de potabilisation en sanctuarisant les débits biologiques et les zones humides
  653. Redonner des moyens humains et financiers aux agences de l'eau tout en revoyant leur fonctionnement ainsi que celui de leur comité de bassin pour que soit garantie la place des citoyens et des associations
  654. Garantir l'accès à l'eau courante potable à tous les habitants des Outre-mer, quoi qu'il en coûte
  655. Rétablir une distribution d'eau de bonne qualité et en volume suffisant dans les territoires d'Outre-mer où le service public de l'eau est défaillant
  656. Financer par l'État des travaux urgents de remplacement des canalisations, notamment en Guadeloupe, sur l'adduction d'eau potable et l'assainissement
  657. Adopter la régie comme mode de gestion de l'eau et de l'assainissement et prévoir des sanctions conséquentes lorsque les délégataires, concessionnaires et fermiers ne remplissent pas leurs obligations contractuelles, notamment en matière d'entretien des réseaux
  658. Déclencher, en cas de pénurie, un plan visant à la distribution de bouteilles d'eau (plan ORSEC-eau) et plafonner leur prix dans tous les endroits où le service public de l'eau potable et de l'assainissement est défaillant
  659. Annuler la dette citoyenne résultant du problème de facturation des anciens opérateurs et/ou résultant d'impayés pour service non rendu et cesser le recouvrement forcé de celle-ci
  660. Garantir que ni la dette existante, ni les investissements à venir des opérateurs de l'eau, ne seront répercutés sur la facture des usagers de l'eau
  661. Mettre en œuvre un plan d'urgence pour résoudre la crise de l'eau à Mayotte
  662. En Guadeloupe et en Martinique, reconnaître le statut de crise sanitaire et écologique concernant l'eau potable et son assainissement, la contamination au chlordécone, et les effets cocktails avec d'autres substances dont les conséquences sont inconnues
  663. Interdire les coupes rases sauf en cas d'impasse sanitaire avérée
  664. Augmenter les moyens humains et financiers de l'Office national des forêts et stopper sa privatisation pour lui permettre d'assurer ses missions y compris d'accueil du public
  665. Inciter à la création de coopératives de petits producteurs et au groupement de la gestion de parcelles forestières privées
  666. Améliorer les conditions de travail des forestiers : interdire le travail détaché, augmenter les salaires des forestiers, préserver le droit à la retraite anticipée
  667. Augmenter la part des forêts publiques notamment par la création d'un droit de préemption publique avec des budgets suffisants et la réquisition des parcelles abandonnées
  668. Adapter la politique forestière nationale au changement climatique en imposant, comme conditions aux aides publiques, l'augmentation ou a minima le maintien du stockage de carbone, ainsi que la préservation des écosystèmes
  669. Interdire le dessouchage, dans un but de préservation des sols forestiers, de leur puits carbone et de la biodiversité
  670. Rendre transparentes les autorisations de coupes afin de faciliter le recours de tiers en cas d'incompatibilité avec les objectifs climatiques et de biodiversité auxquels la France s'est engagée
  671. Favoriser la diversification en essences et en âges pour des forêts résilientes au changement climatique
  672. Reconstruire tout le secteur de la transformation du bois avec l'objectif de diversifier les essences et de développer les circuits courts, en mettant en place une formation professionnelle publique
  673. Rétablir des scieries et encadrer les exportations de bois
  674. Encadrer l'usage du bois dans la production d'énergie et favoriser son usage durable dans la construction
  675. Laisser au niveau national 25 % de la surface de la forêt française en libre évolution
  676. Rompre avec les accords commerciaux participant de l'augmentation de la déforestation importée
  677. Assurer une traçabilité complète des importations afin de bannir de la commande publique celles liées à la déforestation et contraindre les entreprises à exclure ces produits de leurs approvisionnements
  678. Accroître la coopération internationale afin de lutter contre les pratiques illégales qui détruisent les forêts (trafic de bois, orpaillage et mines)
  679. Renforcer les moyens humains et matériels de lutte contre les feux de forêt par la création de normes communes et contraignantes
  680. Interdire tout commerce de fourrure
  681. Déterminer de nouvelles normes pour améliorer les conditions d'élevage : accès à l'air libre, pâturage, densité, surface minimale
  682. Orienter la recherche vers des méthodes substitutives et éthiques qui permettraient de ne plus expérimenter sur les animaux
  683. Interdire les pratiques de chasse et de « loisirs » cruelles pour les animaux (déterrage, chasses à courre, corrida, exploitation des animaux sauvages dans les cirques et les delphinariums, etc.)
  684. Instaurer un moratoire sur les élevages de saumon et interdire les élevages de céphalopodes avant qu'ils ne se développent en France
  685. Interdire les dépôts de brevets sur des organismes vivants pour empêcher l'appropriation d'espèces animales et végétales par des entreprises privées
  686. À l'échelle globale : refuser les organismes génétiquement modifiés (OGM), mettre fin aux accords commerciaux internationaux dont les conséquences affectent le climat et la biodiversité
  687. Soutenir les accords internationaux organisant la gestion des biens communs planétaires (traité sur la haute-mer, moratoire sur l'exploitation minière des grands fonds marins, traité sur l'interdiction des plastiques)
  688. En France, protéger concrètement les habitats et les espèces : bannir les pesticides en commençant par les interdire autour des zones habitées, lutter contre l'artificialisation des sols en empêchant notamment la multiplication des entrepôts géants, gérer durablement l'eau (dépollution et régies publiques)
  689. Interdire les fermes-usines
  690. Limiter les temps de transport des animaux vivants
  691. Interdire les pratiques cruelles : poules et lapins en batterie, broyage des poussins, ablation de la queue, etc.
  692. Interdire l'élevage d'animaux, même domestiques, pour la fourrure
  693. Réquisitionner les entreprises indispensables à la production de matériel sanitaire (masques, tests, purificateurs)
  694. Faire un pôle public du médicament qui devra assurer une relocalisation de la production de médicaments
  695. Faire un pôle public du médicament qui devra garantir l'approvisionnement d'une réserve stratégique
  696. Faire un pôle public du médicament qui devra nationaliser certaines filiales critiques (notamment le doliprane)
  697. Faire un pôle public du médicament qui devra assurer le contrôle des prix sur l'ensemble des produits de santé et communiquer sur leurs coûts réels
  698. Faire un pôle public du médicament qui devra permettre la transparence sur le financement de la recherche et du développement
  699. Faire un pôle public du médicament qui devra mettre en place une conditionnalité des aides perçues par les entreprises privées pour la recherche de vaccins et médicaments
  700. Faire un pôle public du médicament qui devra produire et diffuser massivement les vaccins et traitements passés sous licence d'office
  701. Abroger les lois sur l'état d'urgence sanitaire et le passe sanitaire
  702. Reconnaître les épidémies et pandémies au titre des catastrophes naturelles
  703. Interdire le dépôt de brevets sur les médicaments et les équipements nécessaires à une réponse sanitaire urgente et rendre obligatoire le partage de connaissances en vue d'une production massive et équitablement répartie des biens médicaux de première nécessité
  704. Reconstruire le service public hospitalier et instaurer le « 100 % Sécu » en remboursant à 100 % les soins de santé prescrits et en intégrant les mutuelles dans la Sécurité sociale
  705. Réouvrir progressivement des services d'urgences, de maternités et des EHPAD publics assurant un service de santé public de proximité à moins de trente minutes de chaque Français
  706. Sortir de la politique du chiffre à l'hôpital : remplacer l'objectif national des dépenses d'assurance-maladie (ONDAM) par un objectif national des besoins d'assurance-maladie (ONBAM), financer les hôpitaux par une dotation globale, un prix de journée et une tarification à l'acte pour les seules activités techniques programmées
  707. Publier immédiatement le nombre de décès faute de prise en charge, revenir sur les suppressions de lits et les fermetures temporaires d'accueil dans les services hospitaliers
  708. Abroger la hausse des franchises médicales de 2024
  709. Engager un plan pluriannuel de recrutement des professionnels du secteur national de dépistage et de traitement
  710. Faire un véritable plan pour la santé mentale : réouvrir, dans un premier temps, des lits de psychiatrie publics
  711. Faire un véritable plan pour la santé mentale : renforcer les réseaux de CMP (centres médico-psychologiques)
  712. Faire un véritable plan pour la santé mentale : permettre le suivi psychologique ambulatoire par le conventionnement de professionnels
  713. Augmenter le nombre de places en faculté de médecine
  714. revaloriser les métiers, les salaires
  715. Faire de la prévention en renforçant la médecine du travail et la tarification de certains actes libéraux des infirmiers ainsi que la médecine scolaire et universitaire
  716. Recrutement de médecins publics
  717. Créer un réseau public de centres de santé pluridisciplinaires ou communautaires et de coopératives médicales en lien avec des infirmiers référents et déployer de manière effective le statut d'infirmier de famille
  718. Financer l'augmentation du nombre de places en faculté de médecine en partant des besoins et la création d'écoles normales de santé dans les territoires
  719. Rétablir l'obligation de participation de l'ensemble des médecins à la permanence des soins dans chaque département
  720. Réguler l'installation des médecins et généraliser les guichets uniques pour toutes les démarches d'installation des soignants
  721. Éradiquer d'urgence la précarité administrative, sociale et statutaire dans laquelle sont maintenus les praticiens diplômés hors Union européenne et leur permettre d'exercer de manière pérenne en France
  722. Faire du plan national santé environnement (PNSE) un moyen d'éradiquer les maladies chroniques liées à la malbouffe et à l'exposition aux pollutions, notamment dans un cadre professionnel (pesticides, radioactivité, amiante, produits chimiques)
  723. Mettre fin à l'épidémie de VIH en France par un grand plan
  724. Protéger la recherche de la finance et supprimer l'influence des entreprises privées dans les activités médicales et hospitalières
  725. Légaliser et encadrer par un monopole d'État la consommation, la production et la vente de cannabis à des fins récréatives dans des conditions permettant de lutter contre l'addiction
  726. Affecter les recettes des taxes sur le cannabis à des programmes de lutte contre les addictions, notamment en milieu scolaire, et à une politique de prévention, de réduction des risques et d'aide à la désintoxication
  727. S'attaquer aux causes des addictions, pour engager une politique de réduction des risques plutôt que de continuer une politique de répression des consommateurs
  728. Confier le pilotage de la politique de lutte contre les drogues au ministère de la Santé et non plus de l'Intérieur
  729. Accroître les forces de police et des douanes à des fins d'investigation et de remontées des filières
  730. Renforcer et développer les coopérations judiciaires (magistrats de liaison, attachés douaniers et attachés de sécurité intérieure) en particulier avec les pays de production et d'exportation de drogues
  731. Lutter contre les organisateurs du trafic de cigarettes et viser une jeunesse « zéro tabac »
  732. Créer un ministère de la Production alimentaire
  733. Interdire d'urgence les additifs les plus controversés, limiter la liste des additifs autorisés à ceux admis dans l'agriculture biologique
  734. Fixer des taux maximaux de sel, de sucre et d'acide gras saturés dans les aliments transformés et garantir l'application de la loi y compris dans les Outre-mer
  735. Rendre le nutri-score (étiquetage nutritionnel) obligatoire pour en finir avec la désinformation de la grande distribution
  736. Interdire la publicité alimentaire sur tous les supports (radiophonique, audiovisuel et électronique) à destination des enfants et adolescents
  737. Créer une heure hebdomadaire d'éducation à la nutrition de la maternelle au collège
  738. Expérimenter une garantie universelle d'accès à des aliments choisis comme premier jalon d'une « sécurité sociale de l'alimentation » et soutenir les différentes expérimentations locales et communales de Sécurité sociale de l'alimentation
  739. Garantir en permanence l'accès à cinq fruits et légumes de saison à prix bloqués
  740. Porter l'alimentation dans la restauration collective à 100 % biologique et locale, réduire la part des protéines carnées au profit des protéines végétales et y imposer une option végétarienne quotidienne
  741. Se retirer immédiatement du commandement intégré de l'OTAN puis, par étapes, de l'organisation elle-même
  742. Sortir la France de l'isolement occidental et recommencer à parler au monde entier en refusant la doctrine du « choc des civilisations », en portant une action internationale non alignée, au service de la paix, en promouvant une conception universelle et non dévoyée des droits humains
  743. Refuser toute inscription de notre pays dans une alliance militaire permanente dans la région Asie-pacifique et ailleurs
  744. Rétablir le réseau diplomatique français et stopper son alignement sur l'atlantisme de l'Union européenne
  745. Rédiger un livre blanc et adopter une loi de programmation militaire visant à restaurer notre indépendance, notre souveraineté industrielle et mettre en oeuvre notre adaptation au changement climatique
  746. Créer un pôle public de l'armement, stopper les privatisations des industries d'armement et des missions de défense nationale, puis les réintroduire dans le secteur public
  747. Faire de la France une puissance incontournable dans les technologies de rupture : miniaturisation, dronisation, intelligence artificielle, etc.
  748. Prioriser l'acquisition de matériel militaire français dans l'armée
  749. Ouvrir la possibilité d'un service militaire comme composante optionnelle du service citoyen obligatoire
  750. Mobiliser l'espace numérique et la réalité spatiale pour installer des systèmes défensifs et non létaux contre les agressions et pour la paix
  751. Donner à nos services de renseignement la capacité d'anticiper les risques, y compris sanitaires, liés aux bouleversements climatiques
  752. Adapter le matériel militaire et l'équipement de nos soldats à la nouvelle donne climatique
  753. Engager la formation d'une nouvelle entente altermondialiste
  754. Lancer un plan d'adaptation des infrastructures militaires vulnérables
  755. Donner les moyens au service de santé des armées, renforcer le dispositif ATHOS et simplifier l'indemnisation et la reconnaissance de la blessure psychique au sein de l'armée française
  756. Relancer les processus multilatéraux de désarmement nucléaire et conventionnel dans le cadre de la Conférence du désarmement de l'ONU et participer comme observateur au traité d'interdiction des armes nucléaires (TIAN)
  757. Créer un Commissariat à la dissuasion de demain, chargé de réunir des chercheurs en pointe sur le sujet et de penser les différentes options alternatives au nucléaire
  758. Créer une Organisation mondiale de l'environnement et défendre l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) libérée des intérêts de l'industrie pharmaceutique
  759. Agir pour une réforme du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale de l'ONU, afin que l'organisation fondée en 1945 soit représentative du monde actuel
  760. Réformer l'Organisation de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) pour favoriser la souveraineté alimentaire, la régulation des marchés et la conversion écologique de l'agriculture
  761. Soutenir l'action de l'ONU, et notamment de l'UNRWA, en Palestine
  762. Construire avec les États et les sociétés concernées, sous l'égide de l'ONU, des solutions politiques partout où la paix n'est pas
  763. Refuser toute intervention militaire sans mandat clair de l'ONU, rétablir l'autorité du comité d'état-major des Nations unies
  764. En Ukraine, agir pour créer un cadre diplomatique permettant d'obtenir un cessez-le-feu, le retrait des troupes russes, et l'ouverture de négociations pour une paix durable
  765. Rétablir, une fois la paix revenue en Ukraine, un cadre paneuropéen stable et pérenne donnant des garanties de sécurité crédibles à l'ensemble des pays d'Europe centrale et orientale et facilitant les coopérations au bénéfice des populations
  766. Exiger un cessez-le-feu durable en Palestine et au Liban, la fin immédiate du blocus de la bande de Gaza et de l'annexion de la Cisjordanie et du plateau du Golan
  767. Mettre en place des sanctions contre le gouvernement Netanyahou, interrompre les accords de coopération économique avec Israël et décréter un embargo sur les armes
  768. Reconnaître l'État de Palestine
  769. Porter au sein du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) des propositions de rupture avec le néolibéralisme international, et réinvestir la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED)
  770. Intégrer le respect des règles fondamentales de l'Organisation internationale du travail dans les accords commerciaux
  771. Appuyer le droit et la justice internationale, pour que les mesures conservatoires décrétées par la Cour internationale de justice soient appliquées, et que les criminels de guerre soient jugés
  772. Œuvrer à un règlement collectif des dettes publiques, indépendamment des mécanismes du marché, dans le cadre de la résolution votée par l'Assemblée générale de l'ONU en 2015
  773. Porter l'idée de la création d'une force d'intervention et de sécurité écologique sous l'égide de l'ONU et d'un traité de non-prolifération des énergies carbonées
  774. Soutenir la création d'un tribunal international de justice climatique et environnementale
  775. Créer un tribunal international de justice économique pour juger les crimes financiers transnationaux
  776. Élargir le dispositif de la licence d'office et lever les brevets sur les vaccins et autres moyens médicaux de lutte contre les pandémies
  777. Soutenir activement les négociations en cours d'un traité contraignant les multinationales à respecter les droits humains et l'environnement
  778. Soutenir activement les négociations en cours d'un traité international de lutte contre les plastiques
  779. Faire de la question de l'eau, de sa protection et de son accès pour tous un enjeu prioritaire de la politique internationale et de coopération de la France
  780. Jouer un rôle actif dans les négociations pour un traité international de protection des grands fonds marins et dans la mise en oeuvre du traité pour la protection de la haute mer
  781. Défendre la gestion des pôles arctique et antarctique comme des biens communs de l'humanité, protégés des activités militaires
  782. Renforcer l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et organiser une conférence annuelle sur les migrations
  783. S'opposer aux accords commerciaux inégaux afin d'éviter aux migrants de devoir fuir leur pays
  784. Agir contre les conséquences des bouleversements climatiques par des transferts de technologies et de l'aide financière et matérielle aux peuples autochtones menacés par la montée des eaux et la sécheresse
  785. Sortir de l'impasse de la politique de Schengen et Frontex
  786. Assumer notre devoir d'humanité envers les réfugiés
  787. Faciliter l'accès aux visas, régulariser les travailleurs, étudiants, parents d'enfants scolarisés et instituer la carte de séjour de dix ans comme titre de séjour de référence
  788. Créer un statut de « détresse environnementale » apportant une protection temporaire pouvant devenir durable en fonction de la gravité de la catastrophe ayant entraîné la migration
  789. Suspendre le règlement Dublin, renégocier les accords du Touquet
  790. Prendre en charge les personnes migrantes grâce à des structures d'accueil et d'hébergement en nombre suffisant sur tout le territoire, en finir avec le délit de solidarité, créer un guichet unique d'accueil
  791. Refuser toute mise sous tutelle de l'OFPRA par le ministère de l'Intérieur
  792. Garantir pleinement le droit d'asile et la prise en compte des identités de genre et orientations sexuelles dans les procédures, notamment en prenant le temps d'étudier chaque dossier
  793. Abroger les dernières lois asile et immigration
  794. Garantir l'accès à l'aide médicale d'État (AME)
  795. Construire des politiques internationales à partir des Outre-mer : préservation de l'Amazonie, aide des eaux et la sécheresse
  796. Faire des Outre-mer des pôles régionaux de codéveloppement : transfert de technologies auprès des pays voisins, aide logistique et scientifique, établissement de formations de haut niveau bénéficiant à la fois aux étudiants ultramarins et à ceux des pays voisins, coopération militaire de maintien de la paix
  797. Rejoindre les coopérations régionales : la Communauté d'États latino-américains et caraïbes (CELAC) pour les Antilles et la Guyane française, l'Union africaine pour Mayotte, rejoindre la Communauté de développement de l'Afrique australe (CDAA) et participer activement à l'Association des États riverains de l'océan Indien (IORA) pour La Réunion
  798. Construire l'avenir de la Nouvelle-Calédonie dans le respect des référendums, en lien avec les territoires voisins
  799. Créer une force méditerranéenne d'intervention et de sécurité civile pour lutter contre les incendies et pour le secours en mer en cas de catastrophes naturelles
  800. Mettre en place une structure commune de lutte contre les pollutions et de gestion de la dépollution de l'écosystème de la mer Méditerranée
  801. Organiser les moyens d'intervention sous-marins
  802. Étendre à la Méditerranée les normes écologiques applicables dans la mer Baltique, notamment en matière de limitation des émissions liées au trafic maritime
  803. Créer une chaîne de télévision méditerranéenne émettant en plusieurs langues et diffusant sur les deux rives de la Méditerranée, et sur Internet (sur le modèle de la chaîne franco-allemande Arte)
  804. Agir pour la paix et respecter l'indépendance des États et la souveraineté des peuples
  805. Relancer le codéveloppement et la coopération notamment dans la lutte contre le changement climatique
  806. Soutenir le projet de monnaie commune mondiale face au dollar
  807. Appuyer la restructuration des dettes souveraines
  808. Consacrer 0,7 % du revenu national brut à une aide publique au développement débarrassée du carcan néolibéral
  809. Constituer un détachement de Casques bleus de l'ONU pour faire face aux catastrophes naturelles
  810. Obliger les multinationales à respecter des normes sociales et économiques qui pourraient détruire leurs écosystèmes par le pillage de leurs ressources
  811. Réformer « l'aide au développement » apportée par l'Agence française de développement (AFD) pour qu'elle ne serve pas les intérêts des régimes oligarchiques et d'entreprises intéressées aux « partenariats publics privés »
  812. Décider de son allocation avec les sociétés civiles sur place, dans un objectif de renforcement des droits humains et des souverainetés populaires, et non de mise en dépendance néocoloniale
  813. Renforcer l'aide au développement au Sahel et la conditionner au respect des droits humains, démocratiques, sociaux et écologiques
  814. Réviser les accords de défense passés avec les pays africains, pour qu'ils soient conclus dans l'intérêt des peuples et empêchent toute ingérence dans les affaires intérieures des pays africains
  815. Permettre aux pays africains des zones CFA (dont la partie ouest est devenue zone ECO) d'avoir une monnaie dont ils soient les seuls maîtres, et dont ils puissent définir les contours
  816. Annuler les dettes « odieuses » de certains pays africains, c'est-à-dire les dettes contractées par des dictatures dans le seul but d'enrichir le clan au pouvoir, ou d'engager des actions qui vont à l'encontre de l'intérêt général
  817. Créer une commission d'enquête indépendante afin de faire la lumière sur le fiasco politique et militaire ayant gravement altéré les relations entre la France et la majorité des pays du Sahel
  818. Créer un réseau d'universités méditerranéennes et organiser un réseau méditerranéen de l'enseignement professionnel
  819. Défendre l'usage du français dans les institutions internationales
  820. Faire vivre une francophonie des peuples
  821. Créer un Erasmus francophone
  822. Élaborer des contenus éducatifs et des diplômes communs entre pays francophones
  823. Renforcer les médias audiovisuels francophones
  824. Renforcer l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF)
  825. Participer à la création d'une revue scientifique francophone de premier plan au niveau mondial
  826. Créer une université francophone de l'espace proposant un cursus universitaire commun d'accès à tous les métiers relatifs au secteur aérospatial
  827. Recréer des espaces d'expressions culturelles francophones (les scènes nationales par exemple)
  828. Renforcer le réseau des Instituts et Alliances français
  829. Récupération par les États de leur souveraineté budgétaire
  830. Modification du statut de la BCE
  831. Mise en place de règles d'harmonisation sociale et écologique à l'intérieur de l'Union
  832. Mise en place d'un protectionnisme écologique
  833. Abroger les accords de libre-échange en vigueur (comme avec la Nouvelle-Zélande, le Canada, le Japon)
  834. Désobéir aux règles européennes incompatibles avec l'application de l'Avenir en commun
  835. Cesser d'appliquer unilatéralement les normes incompatibles avec nos engagements écologiques et sociaux telles que la directive sur le détachement des travailleurs, les règles budgétaires, les règles de la concurrence, la libre circulation des capitaux
  836. Suspendre la participation (opt-out) de la France à certains programmes comme l'Europe de la défense et s'opposer à la reconduction d'un Commissaire européen à la Défense dont le poste participe à l'édification d'une Europe de la guerre
  837. Utiliser les contradictions entre les règles européennes et nos engagements internationaux sur le climat ou le travail pour faire primer les normes les plus exigeantes
  838. Réaffirmer la supériorité des principes fondamentaux inscrits dans la Constitution de la 6e République sur le droit européen et instaurer un principe de non-régression écologique et sociale : aucune norme européenne ne peut s'appliquer si elle est moins ambitieuse qu'une norme nationale sur le plan social ou écologique
  839. Utiliser le droit de veto de la France, par exemple pour refuser tous les nouveaux accords de libre-échange (avec le Mercosur, y compris révisé, le Chili, le Mexique, l'Inde, l'Indonésie, le Kenya, l'Australie, les Philippines, la Thaïlande, etc.) et tout nouvel élargissement sans harmonisation sociale, fiscale et environnementale préalable
  840. Conditionner la contribution française au budget de l'Union européenne
  841. Construire de nouvelles coopérations approfondies avec les États qui le souhaitent en matière sociale, écologique, culturelle, éducative, scientifique, etc.
  842. Déclencher la mobilisation citoyenne avec nos alliés politiques et la société civile en Europe pour augmenter l'autorité de nos points de vue
  843. le droit pour les États de venir en aide à des entreprises ou à créer des monopoles publics dans des secteurs stratégiques
  844. le droit à l'eau comme droit fondamental pour tous les Européens
  845. Lutter contre l'acidification des océans et la multiplication des « zones mortes » dépourvues d'oxygène
  846. Obtenir la reconnaissance internationale de l'espace maritime français
  847. Augmenter les moyens de surveillance, de protection et de sécurisation effective de notre domaine maritime et de ses axes stratégiques
  848. Œuvrer à la création d'un droit international de la biodiversité marine, notamment dans les grands fonds
  849. Faire de la France le leader mondial de la recherche et de l'éducation dans le secteur maritime
  850. Créer un lycée de la mer dans chaque département maritime (y compris dans les Outre-mer)
  851. Développer la formation professionnelle dans le domaine des nouvelles techniques de pêche, d'aquaculture et d'algoculture durables au service de la bifurcation écologique
  852. Proposer la construction de la première station sous-marine permanente sur le modèle de la station spatiale internationale
  853. Gérer durablement la ressource via la pêche artisanale, lutter contre les pratiques de pêche illégales et refuser la marchandisation de la politique commune des pêches au niveau européen
  854. Développer les énergies marines renouvelables (EMR), comme l'hydrolien, dans le cadre du plan de transition énergétique et d'une maîtrise publique des installations et réseaux tout en veillant à concilier les usages en mer
  855. Mettre en oeuvre un plan d'urgence pour l'éolien maritime d'un point de vue énergétique et industriel, garantir le développement de la filière au besoin par la nationalisation des activités de General electric (ex Alstom) et Siemens-Gamesa (ex Areva)
  856. Mettre en place un plan de décarbonation de la marine marchande, renforcer le développement de la propulsion vélique et des propulsions moins polluantes
  857. Défendre l'emploi maritime et industriel français contre la concurrence déloyale et le dumping (construction et entretien
  858. Éradiquer les pratiques de pêche dangereuses, empêcher la concurrence déloyale et le dumping
  859. réautorisation de la pêche électrique
  860. Créer des aires marines protégées en haute-mer et augmenter leur niveau de protection
  861. Relancer les ports français et moderniser les infrastructures portuaires dans une logique multimodale mer-rail-fluvial, de décarbonation et de soutien aux énergies renouvelables
  862. Défendre un moratoire sur les forages en Méditerranée et sur l'extraction minière en eaux profondes comme demandé par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)
  863. Encadrer le prélèvement de sable marin pour le secteur de la construction et lutter contre l'extraction illicite à l'échelle nationale et internationale
  864. Demeurer une puissance polaire : augmenter les moyens de l'Institut polaire Paul-Émile Victor, faire aboutir la reconstruction des stations de recherche en Antarctique, se doter d'un brise-glace en soutien à la recherche océanographique
  865. Lutter contre la course à l'armement spatial tout en garantissant la souveraineté de la France face aux nouvelles menaces
  866. Proposer un programme international de dépollution de l'orbite géostationnaire et de nouvelles règles internationales d'occupation des orbites basses
  867. Revenir sur la privatisation d'Arianespace et protéger la filière de lancement de satellites, renforcer les moyens du Centre national d'études spatiales
  868. Doter la France des moyens de neutralisation des actions hostiles menées contre elle depuis l'espace
  869. Fédérer les différentes missions vers Mars et assurer la participation française à ces missions
  870. Renforcer la contribution française à la présence humaine permanente dans l'espace
  871. Proposer un nouveau traité international pour la non-appropriation des ressources spatiales et la démilitarisation de l'espace
  872. Interdire les voyages commerciaux et privés dans l'espace, luxe ultra polluant réservé à une minorité
  873. Garantir l'utilisation de Galileo par le grand public en rendant obligatoire la double compatibilité Galileo GPS
  874. Garantir le droit à un accès minimal gratuit à Internet
  875. Garantir la couverture numérique de tout le pays en fibre au plus vite
  876. Aller plus loin que le règlement européen de protection des données pour agir contre les discriminations entraînées par le traitement algorithmique des données personnelles, en dotant la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) de moyens de contrôle efficaces
  877. Constitutionnaliser le droit au chiffrement des données et des communications
  878. Systématiser la publication en données ouvertes des informations publiques détenues par les collectivités
  879. Garantir le maintien de guichets et de formulaires papier malgré la dématérialisation des services publics et la transformation numérique des administrations, déployer un service public de proximité pour accompagner les 20 % de Français en difficulté avec le numérique (illectronisme)
  880. Garantir la neutralité du Net, c'est à dire l'accès égal de chacun et l'égalité de traitement
  881. Passer sous contrôle public les infrastructures du numérique et des télécommunications et les relocaliser
  882. Construire un cloud véritablement public, composé de data centers publics interconnectés
  883. Créer une agence publique des logiciels libres chargée de planifier leur développement stratégique domaine par domaine
  884. Créer un centre national du jeu vidéo et développer une filière publique de formation dans ce domaine
  885. Créer la mission nationale de maîtrise de l'intelligence artificielle composée de chercheurs de disciplines scientifiques diverses, d'ingénieurs et de parlementaires ayant pour mission de déterminer des chantiers pour développer des applications de l'intelligence artificielle utiles aux besoins sociaux et écologiques
  886. Interdire certains usages de l'intelligence artificielle et du « big data » qui vont à l'encontre des droits sociaux : identifications biométriques, surveillance pour l'évaluation des droits sociaux, gestion des flux migratoires, notation des individus pour l'attribution de crédits, etc.
  887. Créer une fonderie française pour microprocesseurs
  888. Réduire l'impact écologique du numérique (réglementations sur l'obsolescence programmée, politiques incitatives sur le low-code, indice carbone sur le Web, etc.)
  889. Baisser la production de chaleur et la consommation électrique des data centers et soumettre ceux-ci à une autorisation de construction
  890. Généraliser l'usage des logiciels libres dans les administrations publiques et l'Éducation nationale
  891. Permettre à tous les citoyens et à toutes les entreprises l'accès à des services et logiciels en ligne hébergés sur des serveurs français de droit français et développer progressivement une offre publique pour les services numériques essentiels : moteur de recherche, paiements en ligne, etc.
  892. Refuser la censure privée sur les réseaux sociaux opérée par les GAFAM
  893. Garantir l'hébergement des données des services publics français et des entreprises essentielles sur des serveurs de droit français situés en France
  894. Défendre une gouvernance mondiale d'Internet en établissant une agence consacrée à l'ONU
  895. Favoriser la coopération entre les États pour développer des solutions numériques émancipées des GAFAM
  896. Renforcer l'excellence française dans le virtuel, soutenir les créations françaises dans un but émancipateur

Versions du programme capturées

Capture Propositions Empreinte Document source Changement État
11/09/2026 896 04b28227 melenchon2027.fr document source différent version affichée
07/09/2026 820 458a447a melenchon2027.fr — remplacée

Le document source a changé entre ces deux captures (sur le même site). L'écart de +76 propositions entre les deux lignes ci-dessus vient de ce changement de document, et non d'une modification du programme par le candidat.